Né la même année qu'Apple, Acer en a suivi la voie au début des années 80 avant de basculer dans le camp du PC. Le Taïwanais s'est imposé dans l'entrée de gamme dans les années 2000 mais a depuis souffert des mutations du marché.

Aux avant-postes de l’informatique personnelle

Acer est créé sous le nom de Multitech par Stan Shih et sa femme Carolyne Yeh en 1976, un an avant que le « trio de 1977 » – l’Apple II et ses deux concurrents – ne fasse véritablement démarrer l’industrie de l’ordinateur personnel. Le Taïwanais est alors un revendeur de pièces électroniques et un consultant en microprocesseurs.

En 1982, Multitech signe un des premiers clones de l’Apple II, le MPF II. C’est aussi un des premiers ordinateurs entièrement en chinois grâce à une forme de « Chinese BASIC » basée sur le langage Applesoft BASIC, avec lequel passaient alors toutes les interactions avec la machine. Après un MPF III toujours dans les traces d’Apple mais déjà beaucoup plus influencé par le PC d’IBM, le futur Acer rejoint définitivement le camp du PC-compatible.

En 1998, Acer rachète la division PC de l’acteur historique Texas Instruments, puis récidive dix ans plus tard avec son concurrent américain Gateway, puis le néerlandais Packard Bell (deuxième du nom, né en 1986 et sans rapport avec l’ancienne compagnie américaine). En 2001, le Taïwanais revend ses divisions manufacturières BenQ et Wistron pour se concentrer sur la conception.

Forces en repli

La stratégie d’Acer, qui lui a assuré les sommets dans la deuxième moitié des années 2000, était de miser sur de gros volumes dans l’entrée de gamme, c’est-à-dire le notebook. L’arrivée du smartphone a sonné le glas des petits laptops à faible puissance pour rediriger le marché vers les fins ultrabooks, et contrairement à son plus jeune compatriote Asus qui a pris le virage en douceur, la gamme Swift n’a pas su empêcher Acer de dégringoler du top 5 des constructeurs.

Depuis, Acer reste sur l’entrée de gamme mais grâce aux Chromebooks, tournant sous le système d’exploitation de Google. Dans des prix plus élevés se distingue la marque Predator destinée aux gamers. Comparé à d’autres géants asiatiques du hardware, les smartphones d’Acer restent plutôt anecdotiques. Niveau réalité virtuelle, Acer appuie actuellement le Suédois Starbreeze dans la conception le très prometteur casque StarVR.

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