Depuis 2016, Facebook et Microsoft travaillent main dans la main pour créer la plus puissante infrastructure Internet jamais enfouie dans l'Atlantique. Les deux géants espèrent conduire toujours plus de données à travers le monde. Un projet qui prend forme et fascine légitimement.

Le nombre d’internautes mondiaux ne cesse de croître sans que les infrastructures faisant circuler le volume, également croissant, de données échangés aux quatre coins du globe ne suivent toujours le rythme de l’humanité.

Or, pour maintenir le lien numérique entre les continents, les câbles sous-marins restent la meilleure option : encore aujourd’hui, plus de 99 % de notre consommation d’Internet passe par ces serpents d’acier.

Câbler le globe

L’aventure de ces câbles géants reliant l’Ancien et le Nouveau Monde, débutée au XIXe siècle grâce au télégraphe, n’a cessé de gagner en importance, concentrant de nombreux investissements pour rapprocher les deux mondes.

À l’ère d’Internet, ces câbles contiennent aujourd’hui l’essentiel de ce nous imaginons être diffusés dans les airs. On estime qu’en moyenne, ils sont en mesure de transmettre l’équivalent de 200 Wikipédia par seconde.

Le câble Marea à bord de son câblier / Microsoft

Mais ce n’est jamais suffisant pour l’humanité numérique : ainsi, de nouvelles infrastructures sont toujours nécessaires — que ce soit à des fins politiques comme lorsque la Russie reliait l’Ukraine à ses câbles — ou plus logiquement afin de suivre l’explosion de la demande en données.

The Marea Project a quant à lui été initié par deux géants du web et un opérateur télécom espagnol, respectivement, Facebook, Microsoft et Telxius. Ce trio compte dérouler 6 600 kilomètres de câble entre Bilbao et Virginia Beach. Mais là où ce câble vient battre tous les records, c’est en matière de performance : il serait en mesure de transmettre 160 térabits par seconde.

Selon un malicieux calcul de The Next Web, cela équivaut en gros à 20 000 heures de séries Netflix en haute définition en une seule seconde.

Des 420 câbles parcourant le globe sous les eaux, celui du Marea est le plus performant à l’heure actuelle. En outre, sa construction a été prévue pour être mise à jour et améliorée au fil du temps.

Déployé en un an, le serpent d’acier était encore dans l’attente de ses premières données. Une véritable fête était prévue pour les premiers octets voyageurs et a été orchestrée par le président de Microsoft ce vendredi 23 septembre.

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