Une équipe de spécialistes en biologie vient de concevoir un objet petit mais particulièrement utile. Il s'agit d'un porte-clés permettant de tester simplement sa nourriture afin d'y repérer de potentiels allergènes.

C’est un problème de santé public considérable et qui, pourtant, passe relativement inaperçu. 10 % de la population française serait affecté par des réactions alimentaires indésirables, des allergies pouvant se révéler mortelles aux réactions auto-immunes comme la maladie cœliaque. Pour les concernés, chaque sortie au restaurant est un danger potentiel, ce qui nécessite une attention permanente vis-à-vis des aliments consommés.

Poisson, œufs, gluten, lactose, noix… Il n’est pas toujours possible d’éviter les aliments auxquels on est allergique, à cause d’un mauvais étiquetage ou de produits contaminés pendant sa préparation. Vérifier son plat nécessitait d’avoir accès à un laboratoire… Mais un groupe de biologistes vient peut-être de trouver une solution simple pour pouvoir détecter facilement les allergènes dans un plat. Leur création s’appelle iEAT.

Prévenir les allergies avant de manger

iEAT se présente sous la forme d’un petit testeur pouvant faire office de porte-clés, accompagné d’un appareil miniature permettant de sonder les aliments. Une fois le test effectué, en moins de 10 minutes, les résultats sont communiqués sur votre portable.

Pour l’instant, l’appareil peut seulement détecter cinq types d’allergènes : le blé, les cacahuètes, les noisettes, le lait et le blanc d’œufs. Une liste limitée, mais qui, selon les chercheurs, pourrait s’élargir dans le futur à d’autres allergènes mais aussi à des contaminants non alimentaires comme les pesticides. D’autant que l’iEAT arrive à détecter la présence d’allergènes à des niveaux encore plus inférieurs que les tests standards menés en laboratoire.

Ce petit gadget, bien utile pour les personnes concernées, pourrait être vendu au pris de 40 $. Pour le moment, seule une étude a été diffusée par la publication scientifique ACS Nano, en attendant une éventuelle commercialisation.

Partager sur les réseaux sociaux