Fruit d'une coopération entre la France et Israël, le satellite Venµs a été placé en orbite au début du mois d'août. Il a pour mission de suivre l'évolution de la végétation et de permettre une modélisation de certains effets, comme le dérèglement climatique et les activités humaines.

Ça y est : la mission Venµs vient de livrer ses premières images de la Terre. C’est ce qu’a annoncé fin août le centre national d’études spatiales dans un communiqué. Les quatre clichés montrant la région de Jérusalem, des cultures irriguées près de Phoenix en Arizona, la forêt tropicale au Pérou et la région de Marseille peuvent être admirés en pleine résolution sur le compte Flickr du Cnes.

C’est au début du mois que la mission Venµs a pris son envol, à bord du lanceur léger Vega. Positionné sur une orbite héliosynchrone à 720 kilomètres d’altitude, le satellite, fruit d’une collaboration franco-israélienne, a pour tâche de faire un suivi des effets climatiques sur une série préétablie de plus de cent sites terrestres, des forêts aux cultures, en passant par les espaces naturels protégés.

Il est pour cela doté d’une caméra multi-spectrale (douze bandes spectrales, du bleu au proche infrarouge) capable d’atteindre une résolution de 5 mètres. Et pour avoir un suivi aussi régulier que possible, le satellite, dont le nom signifie « Vegetation and Environment monitoring on a New Micro-Satellite », survolera chaque site tous les deux jours.

« En suivant de manière précise le développement et l’état de la végétation, Venµs permettra de déterminer l’influence de facteurs environnementaux, des activités humaines et des changements climatiques sur les surfaces continentales », commente le Cnes.Un suivi capital à l’heure où le dérèglement climatique provoqué par l’activité humaine est en train de bouleverser l’écosystème planétaire.

Venµs permettra de déterminer l’influence des activités humaines sur les surfaces continentales

L’agence ajoute que la mission, qui est encore en phase de rodage, avec une vérification du fonctionnement de chaque appareil, travail qui durera trois mois avant que le satellite soit déclaré pour le service, pourrait par ailleurs « permettre de développer des systèmes d’alerte précoce sur l’état des cultures et de la disponibilité en eau dans une perspective de gestion durable des territoires et de sécurité alimentaire ».

Au terme de sa mission de deux ans et demi, le satellite Venµs restera encore actif pendant un an pour une expérimentation technologique. Il descendra alors à une altitude de 410 kilomètres pour observer le comportement d’un propulseur plasmique à effet Hall, qui est destiné à contrecarrer la perte d’altitude due aux frottements du satellite avec l’atmosphère résiduelle de la Terre.

 

Partager sur les réseaux sociaux