Deux universités, britannique et chinoise, travaillent ensemble à la conception d'un matériau qui pourrait jouer un rôle dans les voyages hypersoniques. Sa structure résiste davantage que les actuels revêtements en céramique à la chaleur et l'oxydation.

Le futur du voyage supersonique se joue dès à présent, notamment dans les entrepôts de la startup Boom, qui coopère avec Virgin Galactic. Néanmoins, pour aller encore plus vite, les constructeurs doivent encore faire des progrès pour espérer transporter en toute sécurité des passagers à bord de tels bolides aériens hypersoniques, au-delà de Mach 5.

L’un des obstacles rencontrés sur le chemin du voyage hypersonique est notamment celui de la chaleur : à de telles vitesses, la température du métal de l’appareil oscille aux alentours de 2 000 à 3 000 degrés Celsius.

Plus résistant à la chaleur et l’oxydation

Comment protéger l’avion — et ses précieux passagers — d’une telle chaleur ? Une équipe de chercheurs britanniques et chinois vient peut-être d’apporter un début de réponse. Ils ont mis au point un revêtement en céramique à base de carbure, qu’ils estiment être douze fois plus efficace que les revêtement actuels en céramique.

L’Université de Manchester et l’Université du Centre-Sud, en Chine, ont joint leurs efforts pour mettre au point ce revêtement dont la résistance est supérieure à 3 000 degrés Celsius. Grâce à un procédé de fusion (« reactive melt infiltration », ou RMI), ce revêtement est plus résistant à la chaleur et l’oxydation que le carbure de Zirconium (ZrC), un matériau utilisé dans les outils de coupe.

Bien évidemment, la commercialisation d’un tel procédé n’est pas encore à l’ordre du jour — de même que la démocratisation des vols hypersoniques.

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