L'espace n'avait jamais été photographié par la petite Game Boy Camera. Du moins jusqu'à aujourd'hui. Un astrophotographe s'est en effet attelé à cette tâche pour le moins pixelisée.

Si Nintendo revient en forme sur le marché des consoles avec la Switch, après un passage à vide avec la Wii U, ce serait un peu vite oublier que l’entreprise japonaise a marqué l’histoire du jeu vidéo avec son Game Boy.

En 1998, Nintendo s’aventure dans le domaine de la photographie en sortant son Game Boy Camera, qui est à l’époque le plus petit appareil numérique au monde. On pensait la console aujourd’hui au fond des limbes, et pourtant, elle vient de trouver un usage pratique.

L’astrophotographe Alexander Pietrow s’est en effet rappelé de l’existence de cet appareil en se demandant simplement «  s’il était possible de faire des photos d’astres avec cette objectif  », comme il l’explique dans une note de blog. En découvrant que personne n’avait encore tenté l’expérience, il s’est alors lancé dans cette initiative originale en prenant des clichés de la Lune et de Jupiter avec cette caméra équipée d’un petit capteur CMOS  et dotée d’une résolution 128 x 112 pixels.

Pour cela, Alexander Pietrow s’est équipé d’un adaptateur universel pour téléphone de la marque Gosky, qu’il a montée sur le télescope Fraunhofer de 150 mm de diamètre installé à l’observatoire de l’université de Leiden, à l’ouest des Pays-Bas.

Le montage n’a pas été le plus difficile, moins en tout que l’attente de bénéficier d’un ciel dégagé pour réaliser ses prises de vue. Une fois les conditions météorologiques idéales, il a ainsi pu réaliser plusieurs clichés de la Lune, avant de se tourner vers Jupiter.

Si la Lune a été immortalisée avec des détails surprenants — la vision distincte des cratères—, Jupiter n’est pas apparue aussi nettement, mais plutôt sous la forme d’un pixel légèrement plus brillant que les autres, entouré de trois de sa cinquantaine de lunes. Pour obtenir ce rendu et récupérer ces photos, Alexander Pietrow a dû installer une GB USB Smart Card en suivant un tutoriel sur YouTube.

L’expérience n’a aucun but scientifique, mais se veut « la première » à utiliser ce matériel désuet pour capturer l’espace.

Partager sur les réseaux sociaux