Ils dominent Internet et font la loi dans les foyers du monde entier, mais que sait-on réellement des émotions des chats ? Des chercheurs australiens et britanniques se sont penchés sur la question grâce à un système de codage facial.

Mais que peut bien ressentir votre chat ? Une question que tous les propriétaires de félins domestique se sont forcément posée face à leurs miaulements et autres regards noirs. Un éthologue allemand, Paul Leyhausen, s’était déjà penché sur la question en 1979 pour livrer un guide d’explication de leurs expressions faciales.

Trente-huit ans plus tard, ce sont des chercheurs australiens et britanniques qui ont creusé le sujet, à l’aide d’une technologie de codage facial conçue à l’origine pour les hommes, FACS (Facial Action Coding System). Cette technologie détournée, et rebaptisée pour l’occasion CatFACS, sert dorénavant à cerner les émotions visibles sur la tête de vos compagnons moustachus.

Une lecture simple qui part du principe, d’après les chercheurs, que « ce qu’un individu va trouver terrifiant n’aura aucun effet sur quelqu’un d’autre. Mais quand la peur est là, elle s’exprime de la même manière chez tout le monde » (la réflexion marchant évidemment pour les chats).

Les chats, ces grands frustrés

L’expérience des chercheurs ? Enregistrer et analyser, à l’aide de CatFACS, les expressions faciales de 29 félins différents, issus de centres de refuges, qu’ils soient habitué à la compagnie d’un humain ou laissés seuls dans leur cage. D’après les conclusions du test, les chats clignent beaucoup des yeux lorsqu’ils ont peur et se contentent de pencher la tête vers la gauche lors d’une plus petite frayeur. En revanche, ils auront plutôt tendance à tourner la tête vers la droite lorsqu’ils sont détendus.

Mais l’émotion la plus récurrente, qui est aussi celle qui se manifeste par un grand nombre de manières différentes, reste la frustration. Que ce soit en se léchant le museau, en sifflant, en ouvrant grand la bouche ou en faisant entendre sa voix, les chats semblent éternellement frustrés. Les raisons sont peut-être à chercher du côté de l’origine des chats testés, venant d’un milieu assez peu stable, alors que les chats chouchoutés dans une maison ressentent probablement moins de frustration.

À moins qu’ils soient tout simplement conscients d’être les maîtres d’Internet, et regrettent de ne pouvoir accéder au même statut dans la vraie vie…

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