Un responsable d'un centre de recherche travaillant pour Toyota indique que l'IA peut accélérer les recherches en science des matériaux et, in fine, aider le constructeur automobile à réduire ses émissions polluantes.

L’intelligence artificielle peut-elle contribuer à rendre les voitures moins polluantes ? Le responsable scientifique au sein de l’institut de recherche de Toyota, Eric Krotkov, le pense. Dans des propos repris par Engadget, il explique que l’IA peut contribuer à réduire les émissions de CO2 à travers les composants mêmes de l’automobile.

« Nous sommes fiers d’employer l’IA pour repousser les frontières de la science des matériaux. Accélérer le rythme de la découverte de matériaux contribuera à jeter les bases de l’avenir de l’énergie propre et à nous rapprocher encore plus de la vision de Toyota qui consiste à réduire les émissions mondiales de véhicules neufs émissions de CO2 de 90 % d’ici 2050 », explique-t-il.

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CC Toyota

Selon Toyota, le développement des matériaux s’étend habituellement sur des décennies. Avec l’IA dans la boucle, le constructeur automobile espère bien ramener ce délai à quelques années ou moins. Dans ce cadre, un investissement de 35 millions de dollars a été décidé et des partenariats avec de prestigieuses institutions et universités ont été tissés, dont le MIT et Stanford.

Parmi les constructeurs automobiles, Toyota s’efforce d’apparaître comme une firme se souciant de l’empreinte environnementale qu’elle laisse avec ses voitures. Elle s’est ainsi distinguée avec la sortie de la Prius, une automobile hybride électrique (ce qui ne la rend pas immunisée aux critiques), et quelques modifications matérielles, comme la pose d’un toit solaire sur certains modèles.

Du côté de la recherche dans les véhicules électriques, Toyota creuse actuellement la piste des batteries à magnésium, plus efficaces que le li-on. Rechargeables, elles pourraient être une alternative crédible en étant plus efficaces et plus sûres. Mais le grand public pourrait devoir attendre de nombreuses années avant d’espérer pouvoir en profiter. À moins que l’IA ne vienne à la rescousse des ingénieurs ?

En matière d’intelligence artificielle, un sujet devenu capital pour le groupe au regard du montant de ses investissements, Toyota s’en sert aussi pour progresser dans la conception des voitures autonomes. L’une des idées du constructeur japonais est de laisser un système prendre d’autorité le contrôle du volant si le conducteur présente un comportement anormal ou pour lui faire éviter un danger.

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