L'agence nationale des fréquences a testé en janvier la possibilité d'utiliser des drones pour mesurer le spectre radioélectrique. Elle prévoit de réaliser des tests supplémentaires en cours d'année.

En tant qu’agence nationale des fréquences, l’ANFR s’intéresse de très près au niveau des champs électromagnétiques. Or, pour faire correctement son travail de mesure, il lui faut aller au plus près des installations, dont certaines s’avèrent difficiles d’accès. Aussi, pour se faciliter la tâche, l’établissement a décidé d’utiliser des drones.

Lundi, l’ANFR a révélé s’être rapprochée de la société SIMUTECH UAE pour effectuer une première démonstration le 17 janvier au QG de l’agence, devant une antenne-relais. Dans ce cadre, les données étaient récupérées en temps réel grâce à une connexion Bluetooth.

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CC Hélène Audibert

Outre la possibilité d’effectuer des mesures dans des endroits difficiles d’accès (sur des façades d’immeuble ou à une altitude élevée), les drones peuvent aussi servir à repérer « les sources d’interférences en milieu urbain dense ». « Les drones permettent de se dégager des obstacles comme les immeubles et des nombreuses réflexions qui perturbent les mesures et localisations faites au sol », explique l’agence.

Signe que les choses avancent, l’ANFR indique qu’un projet d’études « visant à utiliser des drones pour réaliser des mesures du niveau de champ radioélectrique et de contrôle du spectre » a été lancé en février. Par ailleurs, le premier test a été suffisamment concluant pour passer à la suite des opérations ; ainsi, il est d’ores et déjà prévu de réaliser d’autres mesures expérimentales en cours d’année.

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CC Hélène Audibert

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