L'Europe ne jette pas l'éponge. Malgré l'échec de l'atterrisseur Schiaparelli, les membres de l'agence spatiale européenne ont approuvé début décembre une enveloppe de 400 millions d'euros pour financer la suite de la mission ExoMars.

La mission ExoMars se poursuivra. Réunis lors d’un conseil le 2 décembre en Suisse, les ministres responsables des affaires spatiales de l’ensemble des États membres de l’agence spatiale européenne ont approuvé le déblocage d’une enveloppe d’environ 400 millions d’euros pour financer la suite du programme d’exploration de la planète Mars, malgré l’échec de l’atterrisseur Schiaparelli.

Ces 400 millions d’euros seront prélevés dans la somme allouée à l’exploration spatiale. Les membres de l’ESA alloueront 1,452 milliard de dollars à l’exploration spatiale jusqu’en 2021. Le reste de cette somme, environ un milliard de dollars, sera consacrée à la station spatiale internationale dans laquelle se trouve actuellement un spationaute européen, en l’occurrence le Français Thomas Pesquet.

Le programme ExoMars se découpe en deux phases.

La première vient de s’achever cette année. Baptisée très logiquement ExoMars 2016, elle consistait à déposer à la surface de la planète rouge un démonstrateur, baptisé Schiaparelli, destinés à valider les technologies permettant de déposer en toute sécurité un astromobile sur le sol. En parallèle, une sonde, nommée Trace Gas Orbiter, devait être placée en orbite.

Pour la sonde, tout s’est passé comme prévu ; elle est désormais en orbite autour de Mars pour étudier la composition de l’atmosphère martienne. Pour l’atterrisseur en revanche, les choses se sont mal passées : il s’est pour ainsi dire écrasé sur le sol, visiblement parce qu’il ne parvenait plus à évaluer correctement son altitude. C’est une perte regrettable, mais qui n’est pas vaine.

La seconde partie de la mission ExoMars, prévue en 2020, va en effet pouvoir se nourrir de cet échec pour corriger le tir. Il s’agira là encore d’envoyer un rover sur la planète rouge en vue d’en explorer le sol et le sous-sol, grâce à une foreuse, afin de dénicher des indices additionnels des traces d’une vie passée. Prévue initialement pour 2018, des complications industrielles ont nécessité le report de la mission de deux ans.

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