La Chine cherche à rattraper son retour dans le domaine spatial. En matière de lanceurs, le pays a fait de nets progrès.

Elle n’égale pas encore Saturn V, la plus puissante des fusées américaines, qui était en mesure d’acheminer jusqu’à 140 tonnes de charge utile en orbite terrestre basse, c’est-à-dire dans une zone de l’espace allant de 160 à 2 000 kilomètres d’altitude. Mais elle constitue déjà un sacré bond en avant par rapport à ce que la Chine était capable de faire jusqu’à présent.

Jeudi, l’Empire du Milieu est en effet parvenu à faire décoller sa fusée Longue Marche 5, rapporte l’agence Chine Nouvelle. Il s’agit aujourd’hui du lanceur le plus puissant que le pays a en sa possession, avec une capacité de transport de 25 tonnes en orbite terrestre basse. Jusqu’à présent, les meilleures fusées chinoises pouvaient un peu plus de 10 tonnes grâce à Longue Marche 3B.

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Une fusée Longue Marche 2F
CC DLR

Lors de cette mission, deux satellites ont été mis sur orbite. Le premier, Shijian-17, va servir, selon la presse chinoise, à vérifier les nouvelles technologies dans l’orbite géostationnaire, tandis que le second, Yuanzheng-2, effectuera des missions de diffusion et de communication tout en effectuant des tests dans l’observation des débris spatiaux et la propulsion électrique.

L’existence de Longue Marche 5 s’inscrit dans une politique de rattrapage visant à égaler les grandes puissances spatiales que sont les États-Unis, la Russie et, dans une moindre mesure, l’Union européenne.

Le rattrapage spatial de la Chine

À cette fin, la Chine multiplie les projets : elle a déployé une nouvelle version d’une mini station spatiale qui est d’ores et déjà occupée par des taïkonautes qui expérimentent de plus longs séjours dans l’espace ; elle a inauguré le plus grand radiotélescope terrestre du monde ; elle prévoit de mettre une nouvelle station spatiale en orbite à partir de 2018 et a plusieurs projets concernant la Lune et Mars.

L’administration spatiale nationale compte dès 2017 faire poser un engin sur la Lune pour y récolter des échantillons avant de le rapatrier sur Terre. L’année suivante, il s’agira d’alunir sur la face cachée du satellite naturel. Il est aussi question d’envoyer un rover sur Mars en 2020. Et à plus long terme, le pays caresse l’idée d’envoyer des taïkonautes sur la planète rouge, vraisemblablement après 2030.

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