Le MIT a inventé un système qui permet d'imprimer une peau élastique qui peut absorber la plupart des chocs. Le cubebot montre les bénéfices apportés par cette nouvelle invention.

Le Massachusetts Institute of Technology — vulgarisé par tout le monde en MIT — a testé un nouveau modèle de peau synthétique qui peut absorber les chocs, en réalisant un joli « cubebot » sauteur et cascadeur.

Ce nouveau prototype est composé d’un corps rigide, de deux moteurs, d’un microcontrôleur, d’une batterie et de plusieurs capteurs. Mais l’élément important de ce petit frère des cubes de Portal, c’est sa peau synthétique. En effet, elle a été réalisée avec un matériau très similaire au caoutchouc, appelé TangoBlack+. Cette nouvelle peau présente des parties solides et d’autres liquides.

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Les deux corps du robocube

En vrai, c’est la véritable prouesse des scientifiques du MIT : avoir pu imprimer de manière précise et méticuleuse ce mélange de matériel liquide, flexible et solide, grâce à une technologie appelée « matériaux viscoélastiques programmables » (en anglais PVM). En effet, selon le scientifique du MIT Jeffrey Lipton, ce n’est pas facile d’imprimer de manière personnalisée un matériel mou avec les technologies d’aujourd’hui, mais avec cette nouvelle invention, ils pourront amener des évolutions intéressantes sur ce type d’objet.

Le cubebot a été testé en différentes situations de chocs, que ce soit par des chutes d’une certaine hauteur ou en le faisant sauter. En pratique, les résultats obtenus sont impressionnants : le choc subi dans le corps intérieur du robot était égal à 1/250e de l’énergie subie à l’impact.

Selon les scientifiques du MIT, cette avancée dans le domaine des imprimantes 3D pourrait apporter des améliorations notables pour la protection de différents genres d’objets et outils, incluant les équipements sportifs, les équipements de protection personnelle, les appareils photos et les caméras et les systèmes isolants des vibrations des appareils industriels. Sans oublier aussi une meilleure résistance des drones et des robots qui sont encore des machines extrêmement coûteuses… et fragiles.

Toujours selon les chercheurs du MIT, un autre avantage induit par cette technique est un contrôle plus efficace du robot ou du drone piloté, puisque le matériau permettra des mouvements plus précis et plus fluides. Cela dit, la perspective de se lever un beau jour et trouver notre belle ville assiégée par une armée invincible de robots à la cuirasse de caoutchouc est peu réjouissante.

Le rapport du MIT est disponible au format PDF à cette adresse.

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