Sur Twitter, Elon Musk a fait savoir l'explosion de la fusée constitue le plus grave échec de l'histoire de SpaceX. Les causes de ce désastre restent mystérieuses.

C’était au début du mois de septembre. Alors que SpaceX effectuait une procédure de routine sur le pas de tir de Cap Canaveral, en Floride, en vue d’une mise en orbite à venir, la fusée Falon 9 abritant le satellite de communication Amos-6 a été pulvérisée à la suite d’une puissante explosion survenue au niveau de l’étage supérieur du lanceur. De l’engin et de sa cargaison, il ne reste plus que des débris calcinés, faisant partir en fumée des centaines de millions de dollars.

Il faudra du temps avant que soit totalement élucidé le mystère de cette destruction. Beaucoup de temps. Dans un message publié ce vendredi sur Twitter, le fondateur de SpaceX a admis à demi-mot que l’enquête sur les causes de ce désastre se poursuit toujours. Causes qui visiblement échappent en partie à l’entreprise, à tel point qu’elle doit s’appuyer sur l’aide d’autres organisations

Elon Musk explique ainsi que sa société est en contact avec la Nasa, l’administration de l’aviation civile et même l’US Air Force — la base de lancement de Cap Canaveral étant sous commandement militaire –. Quant aux deux autres organismes, puisqu’il est question d’une opération traversant l’espace aérien américain et ayant trait à l’espace, il n’est pas du tout anormal qu’ils soient aussi dans la boucle.

L’entreprise souhaite notamment comprendre l’origine de la détonation un peu moins forte qui survient quelques secondes avant l’apparition de la boucle de feu. SpaceX ne sais pas encore très bien si l’incident vient de la fusée elle-même ou d’autre chose : un problème au niveau du satellite ? De la base de lancement ? Un élément extérieur ayant dégradé la structure du lanceur ?

Une chose est sûre : il s’agit-là de l’incident le plus grave de toute l’histoire, encore jeune, de SpaceX. L’entreprise américaine a certes connu d’autres incidents assez sérieux — comme l’explosion du 2e étage du lanceur après deux minutes de vol lors d’une mission consistant à ravitailler la station spatiale internationale ou bien les échecs consistant à faire poser une fusée sur une barge océanique après une mise en orbite –, mais jamais de cet ordre.

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