L'agence spatiale européenne annonce que deux satellites Galileo supplémentaires sont désormais pleinement actifs. Il s'agit des satellites Adam et Anastasia, qui ont été mis en orbite fin mars.

Petit à petit, la constellation Galileo se déploie autour de la Terre. Le système de navigation européen, réclamé par l’Union européenne pour ne plus dépendre du GPS américain, compte désormais deux nouveaux satellites pleinement actifs : Galileo 7 & 8.  Mardi, l’agence spatiale européenne (ESA) a en effet fait savoir que leur campagne de validation opérationnelle s’est achevée avec succès.

« Après avoir complété leurs rigoureux contrôles dans l’espace, deux autres satellites Galileo sont maintenant pleinement opérationnels, diffusant des signaux de navigation et, à partir d’aujourd’hui [le 1er décembre, ndlr], relayant les messages de recherche et de sauvetage à travers le monde », écrit l’ESA. Baptisés Adam et Anastasia, ils avaient décollé de la base de Kourou à bord d’une fusée Soyouz le 27 mars 2015.

À l’heure actuelle, la constellation Galileo est composée de huit satellites : mais ils sont loin d’être identiques.

  • Les quatre premiers sont de type « IOV » (pour In Orbit Validation). Il s’agit, comme le nom l’indique, de vérifier les performances dans l’espace de ces satellites. Les deux premiers Thijs et Natalia, ont été mis en orbite le 21 octobre 2011, tandis que les deux suivants, David et Sif, ont été positionnés le 12 octobre 2012.
  • Les quatre suivants sont de type « FOC » (pour Full Orbit Validation). Outre Adam et Anastasia, il y a Doresa et Milena, qui ont été déployés le 22 août 2014 (ce sont ces deux satellites qui n’ont pas été correctement positionnés dès le début). Tous les autres engins entreront dans cette catégorie.
  • On peut également mentionner les satellites « GIOVE ». Au nombre de deux, désignés par les lettres A et B, ils ont été envoyés dans l’espace le 28 décembre 2005 et le 26 avril 2008 à des fins d’expérimentation en attendant l’arrivée des satellites IOV et FOC. Ils ne font donc pas à proprement parler de la constellation Galileo.
Galileo launch on Soyuz
Décollage d’une fusée Soyouz avec des satellites Galileo à bord
CC – DLR German Aerospace Center

Pour l’heure, le dernier lancement auquel a procédé l’ESA remonte au 11 septembre 2015, avec la mise en orbite de Galileo 9 & 10 (baptisés Alba et Oriana). Mais tout comme Adam et Anastasia, il faudra attendre encore plusieurs semaines avant que leur campagne de validation opérationnelle se termine. L’ESA prévoit de les faire entrer dans le service actif au tout début de l’année prochaine.

Le prochain décollage aura lieu le 17 décembre avec Galileo 11 & 12 (nommés Antonianna et Andriana), avec l’objectif de les faire fonctionner dès le printemps prochain. En plus de ces deux là, six autres satellites doivent être placés en orbite au cours de trois lancements qui auront lieu au cours de 2016, à des dates qui restent encore à fixer. La constellation Galileo sera alors composée de trente satellites.

Plus récent que le GPS, qui a été mis en place en 1995, le système Galileo sera plus précis et plus fiable. Il offrira cinq niveaux de service, dont un de base qui sera gratuit et qui aura un niveau de précision comparable au GPS (moins de quatre mètres). Compatible avec le GPS, Galileo proposera aussi des accès commerciaux pour proposer une précision d’un mètre voire moins.

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