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Droit d'auteur : 12 propositions pour sortir du débat
Guillaume Champeau -
publié le Vendredi 20 Janvier 2006 à 12h01 -
posté dans Divers
En marge d'une guerre des tranchées entre partisans de la licence globale et partisans de la répression et de la surprotection des droits d'auteurs, nous publions 12 propositions et orientations pour ce qui serait vraiment une réforme du droit d'auteur, et non un projet de loi sans ambition.
Une manche à zéro, la balle est au centre. La première mi-temps de la discussion sur le projet de loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information (DADVSI) devait conduire à un renforcement des sanctions contre les internautes et une protection des mesures techniques de contrôle des utilisateurs. A la surprise générale, elle a conduit les députés le 21 décembre à adopter un amendement légalisant le téléchargement sur Internet, accompagné d'une rémunération pour les artistes. Depuis, le débat du droit d'auteur se cristallise entre partisans et opposants de la « licence globale ». Le 8 février débutera la seconde mi-temps du match, avec des changements d'effectifs annoncés dans les équipes, les coachs de chaque camp ayant rappelé les règles du jeu. Mais joue-t-on la bonne partie ?
La réforme du droit d'auteur de 2006 doit-elle vraiment se jouer uniquement sur la légalité ou non du téléchargement, les sanctions et les rémunérations à apporter à Johnny et Chimène Badi ? Aveuglés par ce débat sans grande importance pratique (le téléchargement non encadré continuera avec ou sans loi), l'on oublie que le droit d'auteur dans son ensemble est heurté par Internet et appelle une grande réforme, bien plus ambitieuse que le projet DADVSI. Voici une liste de 12 orientations et propositions concrètes pour permettre au droit d'auteur de se réconcilier avec Internet : 1. Redonner au législateur national le pouvoir de sa législation. Le projet de loi que l'on discute cette année est issu d'une directive européenne adoptée en 2001, qui elle-même transposait en droit européen des accords internationaux signés à l'OMPI en 1996, négociés entre diplomates sans légitimité électorale. Le législateur est donc aujourd'hui pieds et poings liés ; il doit adopter une législation vieille de 10 ans qui date d'une époque où Internet était encore balbutiant et où Napster n'existait pas encore (il est né en 1998). Pourtant le droit d'auteur en 10 ans a profondément changé, ne serait-ce que parce que les auteurs d'il y a 10 ans étaient essentiellement des professionnels de l'édition, de la chanson, du cinéma... alors qu'aujourd'hui ce sont majoritairement des « consommauteurs » (consommateurs auteurs), ou « pronétaires » pour reprendre le terme de Joël de Rosnay et Carlo Revelli. Avec des millions de bloggeurs, de podcasters, avec les forums, les wikis, les sites personnels, le droit d'auteur n'est plus l'affaire des diplomates spécialistes d'antan. En 10 ans, le droit d'auteur est devenu un vrai enjeu de société qui touche chacun de nous, dont il faut ramener les discussions dans les hémicycles. On ne peut plus légiférer sur ces questions avec 10 ans de retard. 2. Raccourcir la durée de protection accordée aux ayant droits. Le droit d'auteur a été vu dès son origine comme un système d'équilibre entre la nécessité d'encourager la création en donnant un monopole temporaire au créateur sur son œuvre, et la nécessité de donner au public un libre accès aux œuvres par le domaine public. La durée du droit d'auteur, qui détermine l'étendue du domaine public, est une variable très importante dans cette équation. Actuellement en droit français une œuvre est protégée 70 ans après la mort de son auteur. Quelle incitation à créer a-t-on lorsqu'une œuvre à succès confère une rente à vie à son créateur ? Le résultat est qu'une maison de disques (qui bénéficie de droits similaires, adaptés à la personne morale) a plus d'intérêt financier aujourd'hui à sortir une compilation de Georges Brassens qu'à prendre le risque de promouvoir un jeune auteur. Et un internaute n'a toujours pas le droit de télécharger en 2006 le vieux King-Kong de 1933, ce qui permet aux Editions Montparnasse de le proposer encore aujourd'hui à 10 euros le visionnage sur Internet. Le monde de l'information s'accélère à un rythme toujours croissant, et la durée de protection des droits d'auteur est, elle, ne fait que s'allonger pour traverser les siècles. C'est illogique et contre-productif. 3.Ne pas légiférer sur des angoisses et des suppositions. Aucune étude sérieuse n'a su démontrer de relation de cause à effet entre la baisse (il y a d'ailleurs reprise) des ventes de CD et le téléchargement « illégal ». Mais surtout l'Histoire bégaye. Les mêmes peurs ont été exprimées avec le piano mécanique, le photocopieur, la radio (le marché du disque a presque totalement disparu dans les années 30 aux USA après l'apparition de la radio dont le son était de meilleure qualité), la télévision (les studios d'Hollywood ont refusé pendant des années d'accorder des licences sur leurs films aux chaînes de télévision, qui sont aujourd'hui une source première de revenus), le magnétoscope... A chaque fois, l'industrie annonçait sa mort prochaine, et à chaque fois elle a su tirer le meilleur profit de ces innovations. Internet ne doit pas être une exception dans la longue histoire de l'innovation, et le législateur ne doit pas légiférer sur ce qui ne sont que des angoisses face à un chamboulement de plus dans l'univers technique de la musique et du cinéma. 4. Créer un fonds public d'aide à l'enregistrement. Aujourd'hui chaque internaute peut diffuser la musique qu'il crée. Des sites comme Jamendo.com ou Musique-Libre.org diffusent des œuvres d'artistes qui acceptent de voir leurs œuvres téléchargées gratuitement et librement. Mais certains genres musicaux ne peuvent pas être enregistrés dans un grenier. Il faut à ces artistes des moyens techniques et financiers que seules les maisons de disques peuvent leur offrir, et ces dernières bénéficient de cet avantage pour faire main basse sur les auteurs. L'Etat ou les collectivités locales pourraient aider ces artistes à enregistrer leur musique pour une diffusion libre sans que ça ne soit lié au chantage conscient ou non d'une signature avec une grande maison de disques. 5. Contraindre la Sacem à libérer ses auteurs. Un artiste inscrit à la Sacem n'a pas le droit de diffuser sa propre musique sur son blog. La Sacem le lui interdit. Ainsi tous les artistes qui usent des licences Creative Commons pour diffuser leurs œuvres gratuitement de leur propre chef ne peuvent pas être adhérents à la Sacem, et donc recevoir des subsides de leurs éventuels passages à la radio. Il y a incompatibilité totale entre Sacem et Creative Commons. La loi pourrait obliger les sociétés de gestion à donner aux auteurs la liberté de reprendre leur gestion en main sur Internet (un artiste qui signe à la Sacem lui accorde la gestion exclusive de ses œuvres sur tous les média, et de toutes ses œuvres, passées comme futures). Note : entre la rédaction de ces propositions et leur publication, la Sacem a annoncé qu'elle allait autorisé ses auteurs-compositeurs à diffuser leurs oeuvres sur Internet, mais uniquement sur leur propre site, et uniquement en streaming, ce qui est loin d'être suffisant. 6. Encourager une concurrence entre sociétés de gestion. Environ un quart des sommes collectées par la Sacem vont à la Sacem pour ses « frais de gestion ». N'ayant aucune concurrence, la Sacem n'est pas incitée à optimiser sa gestion pour maximiser la part reversée aux auteurs, et la qualité de la répartition. La loi doit favoriser la création de sociétés de gestions alternatives, comme c'est le cas aux Etats-Unis. 7. Encadrer la relation contractuelle entre auteurs et producteurs. Il n'y a pas de réel équivalent au code du travail pour les auteurs qui signent avec une maison de disques. Les clauses des contrats de production sont très souvent abusives et les « royalties » d'un niveau minimum (de l'ordre de 5 à 10% net). Les artistes qui rêvent de signer dans une grande maison de disques acceptent ces conditions, quelles que soient les conditions. Il faut encadrer au mieux cette relation contractuelle, désastreuse pour l'artiste. On a vu par exemple Johnny Hallyday qui part chez Warner en laissant tous ses anciens disques dans le portefeuille d'Universal. 8. Permettre à chacun de devenir distributeur de musique. Les grands magasins comme la Fnac ou Virgin n'ont aucun intérêt pratique sur Internet où tout est par nature accessible à tous à n'importe quel moment. Ces monopoles dans la distribution sont un frein à la diversité culturelle et à l'abaissement des coûts pour l'usager. Pourtant les maisons de disques n'accordent les droits de leurs catalogues qu'à ces grandes enseignes, empêchant toute offre légale innovante concurrente de voir le jour. Un système de licence obligatoire pour accéder aux catalogues, dont les conditions d'accès seraient régulées par une autorité de surveillance, assurerait une meilleure concurrence du marché. 9. Faire confiance aux systèmes alternatifs de distribution. Sur Internet où chacun peut distribuer la musique à la place de la Fnac, chacun peut avoir le droit à une commission sur les recettes générées. C'est le modèle de Weed (weedshare.com), qui répartie les fruits des ventes de chansons entre l'artiste, le consommateur qui a distribué la chanson au client, et lui-même. C'est un modèle de gagnant-gagnant qui offre une alternative intéressante au tout-gratuit, en trouvant une autre incitative que la répression. 10. Ne pas handicaper le développement d'Internet au profit des vieux média. Les radios de demain sont les offres de podcasting, personnalisées par réseaux sociaux (on le voit avec l'achat de Webjay par Yahoo). La radio hertzienne est morte à plus ou moins long terme. Or les radios hertziennes ont le droit de diffuser des chansons sans demander l'autorisation des maisons de disques (en payant la Sacem), alors que les webradios et podcasters n'ont pas cette possibilité. Ce désordre crée par le droit d'auteur un déséquilibre de la concurrence et un frein à l'innovation. 11. Remettre en question la chronologie des média. Le marché du cinéma est parfaitement organisé en France, avec d'abord la sortie en salle, puis seulement 6 mois après la sortie du film en DVD, puis sur les kiosques payants au bout de 9 mois, puis sur les chaînes cryptées type Canal+ au bout de 12 mois, puis enfin sur les chaînes en clair après 2 ans... Le système a permis à tous les acteurs de trouver leur compte sans concurrence véritable, mais il est absurde aujourd'hui où plus d'un tiers des films sont disponibles dès leur sortie sur les réseaux P2P, et la majorité dès les semaines qui suivent. 12. Lever le tabou de l'obligation de dépôt des œuvres. La loi accorde à l'auteur un droit exclusif sur son œuvre dès sa création. Ce principe se justifie dans la vision d'un droit d'auteur dédié principalement aux professionnels ; il a toujours s'agit de protéger un professionnel (un auteur) contre un autre professionnel (un autre auteur ou un éditeur) qui aurait indûment copié une œuvre. Mais aujourd'hui la fonction économique du droit d'auteur s'inverse. Il tend à y avoir davantage d'auteurs à créer des œuvres (que ce soient des chansons ou des commentaires sur un blog) qui ne souhaitent pas tirer le moindre bénéfice économique de leurs créations. Le succès des Creative Commons en témoigne. Le droit d'auteur doit tenir compte de cette évolution, et libérer par défaut les droits sur toute exploitation non commerciale d'une œuvre dont l'auteur n'a pas souhaité réserver les droits lors sa publication. Comme pour les brevets, l'auteur qui souhaite préserver son monopole en toutes situations devrait effectuer une démarche active de dépôt, avec le paiement de droits de gestion (un système de marqueur sur les fichiers permettrait de l'identifier comme déposé). Pourquoi un auteur qui a pour ambition de réaliser un profit par son œuvre n'aurait-il pas à payer un loyer comme un commerçant doit payer ses murs ? On ne peut pas être un professionnel en ayant les avantages sans en subir les inconvénients... Le débat est ouvert. 107
Commentaires à propos de Droit d'auteur : 12 propositions pour sortir du débat
![]() muscardin
Le 20 Janvier 2006 à 12h21
Ce serait bien, la France après avoir dit non à l'europe fasse également péter l'EUCD...
![]() ![]() godvicien
Le 20 Janvier 2006 à 12h34
Excellent, je suis heureux que Rat' fasse un peu de lobying idéologique. Enfin ! ...
![]() ![]() godvicien
Le 20 Janvier 2006 à 12h45
Sinon après relecture euphorique, je pense que l'argumentaire est trop orienté 'Musique'. Qui est un faux pb : La musique ne disparaitra pas avec internet.
Le vrai pb est celui de l'exception culturelle francaise du cinéma et du jeu-video. Et là ca complique... ![]() ![]() godvicien
Le 20 Janvier 2006 à 13h00
Argumentaire à reprendre pour le "parti des pirates" francais à venir; peut être...
![]() Remix
Le 20 Janvier 2006 à 13h06
Oui, c'est bien de dépassionner le débat et de faire des propositions concrètes au delà des positions extrémistes dres uns ou des autres. Attention cependant à être précis. Vous confondes trop souvent artiste et auteurs, droits des artistes et des droits des auteurs, maisons de disques et éditeurs, producteurs et distributeurs, etc.
C'est bien de faire des propositons concrètes mais à conditions qe celles-ci tiennent compte des réalités concrètes des métiers de la filière musicale. Et au délà. Votre point 1 est intéressant, mais ne vous semble-t-il pas contradictoire de demander aux législations sur les droits de devenir nationales quand le medium est par nature global ? Idem pour votre point 12 qui considère que les auteurs professionels doivent payer un "loyer" alors que précisément, vous critiquez le fait que la Sacem leur retire les frais de gestion ! Et rien que sur cette question (la gestion point 6) il y aurait beaucoup à dire sur la meilleure gestion des droits : au profit de qui : des auteurs, des utilisateurs, du public, de la diversité culturelle ? Est-ce la simple concurrence d'autres société de gestion qui permettrait de réguler ce marché en tenant de compte de tous ces intérêts parfois contradictoires ? ALors évidemment, quand vous dites qu'il faut remettre en cause la chronologie des médias (point 11), on ne peut qu'être d'accord puisque Internet en lui-même remet en cause les typologies de média. Qu'est-ce qu'une chaîne de TV gratuite ou à péage, spécialisée ou généraliste, ou même un vidéo club quand se développe la VOD à l'acte ou à l'abonnement et le vidéo projecteur à la maison ? Mais ce n'est pas une raison pour remttre en cause la chronologie des offres et notamment des prix. Il semble logique qu'un film qui sort soit plus cher à regarder qu'un film qui a 5 ans. Je me trompe ? Bon je m'arrête je vais écrire un roman. ![]() ![]() Kad Redal
Le 20 Janvier 2006 à 13h20
Remix > Merci pour ces commentaires.
Au niveau de la précision auteur/artistes; c'est très dur de l'être (précis) étant donné qu'il y a un beau mélange des genres entre la loi (qui ne connaît que des auteurs), le langage commun (qui connaît surtout des artistes), et le langage de la profession (qui distingue tout le monde). Ceci dit le texte ne se veut pas d'une grande rigueur juridique - je pourrais, c'est ma formation, mais plus un appel du pied. Y a-t-il contradiction sur le fait de demander une "nationalisation" des débats sur la question internationale du droit d'auteur ? Je crois que non, pour une raison essentielle d'efficacité. Quand tout est centralisé, on voit ce que ça donne : 10 ans de retard. Sur la question 12, je n'ai jamais critiqué le fait pour la Sacem de prendre des frais de gestion. C'est normal. Je critique le manque d'optimisation pour faire baisser ces frais de gestion, ce qui est très différent. Sur la "chronologie des offres", je n'ai pas d'idée, mais la question est intéressante. Ce qui est sûr c'est que seul le marché (et non la loi) peut en décider. C'est un peu le modèle que propose Google avec son Video Store, il me semble (chaque éditeur fixe son prix pour chaque oeuvre). ![]() ![]() Haklia
Le 20 Janvier 2006 à 13h33
"Or les radios hertziennes ont le droit de diffuser des chansons sans demander l'autorisation des maisons de disques (en payant la Sacem), alors que les webradios et podcasters n'ont pas cette possibilité."
Sérieux ? C'est du n'importe quoi. Je ne vois pas la différence. Et qu'on ne me dise pas que c'est parce qu'avec les webradios on peut enregistrer en mp3, car avec une carte FM, on peut aussi le faire avec une radio hertzienne. ![]() lolopopo
Le 20 Janvier 2006 à 13h42
Bonjour à tous,
J'ai entendu ce matin sur FranceInter qu'aujourd'hui il y avait un débat sur leur forum concernant "les pirates", internet, le téléchargement...blablabla... Sachant que certains hommes politiques écoutent cette radio (d'après les dires de la radio), il serait intéressant que des "non-extrèmiste" (pour ou contre) prenne la parole. N'étant pas assez callé sur tout le dossier je vais plutôt éviter d'en parler, ça m'évitera d'écrire des conneries. Mais j'invite les autres à y aller, on ne sais jamais, si de bonnes idées (intélligentes) pouvaient être entendues... Sur ceux... Bonne journée à tous. :) ![]() chtitouriste
Le 20 Janvier 2006 à 14h29
Esperons que les "politiques" vous entendrons... en tout cas, merci pr ce récap qui permet d'y voir + clair ...
BOn week all, ju ;-) ![]() SpiderSan
Le 20 Janvier 2006 à 14h34
@ Kad > concernant les frais de gestion de la Sacem et pour y avoir bossé (je vous rassure, plus en tant que 5ème colonne qu'autre chose ;), je confirme que rien n'est fait pour faire baisser ces frais de gestion.
A l'époque et selon un audit interne, le circuit de la perception des droits d'auteur est tellement bien rodé et vérouillé par la Sacem qu'elle pourrait se passer de 40% de son personnel sans perturbation aucune et donc, par exemple, reverser une plus grande partie de l'argent récolté à ses sociétaires que sont les auteurs/compositeurs et éditeurs (n'est-ce pas son but ?!). A l'époque 750 personnes bossaient au siège : je vous laisse faire le calcul ! Mon souvenir : népotisme, mafia familiale, position monopolistique et imcompétence... ![]() ![]() godvicien
Le 20 Janvier 2006 à 15h03
Hein! Mais t'es pas un peu fou, SpiderSan, de faitre ce type de déclaration ici !
Dire que certain dialogue avec Petitgirard depuis plusieurs jours... :siffle: ![]() ![]() TotoRhino
Le 20 Janvier 2006 à 15h07
Bien bel article, qui a le mérite de lancer un débat !
Il reste à faire une lettre ouverte aux politiques qui vont décider de ce que sera la loi ! Mais un point me chiffonne tout de même : « ...un système de marqueur sur les fichiers permettrait de l'identifier comme déposé... ». Arf, on croirait entendre parler de DRM ? Pour ma part, les DRM sont hors la loi dans un pays démocratique. ![]() Makhno
Le 20 Janvier 2006 à 15h22
Pas d'accord pour un système de brevet pour la protection des oeuvres. C'est antidémocratique. Le droit d'auteur à la française est ainsi fait qu'il protège tout le monde *automatiquement*, moi et vous si vous venez à créer quoi que ce soit. Un système d'enregistrement payant favoriserait tout simplement les arnaques et les expropriations et seuls les plus friqués pourraient se défendre. La licence Creative Commons est très bien dans la mesure ou l'auteur reste toujours le maître de ce qu'il veut faire de son œuvre et sans que cela lui coûte.
![]() ![]() wazaman
Le 20 Janvier 2006 à 15h30
@TotoRhino
C'est bien ça le problème, on est plus dans une démocratie, mais dans une république où les bananes sont fournies par Virgin et FNAC. ![]()
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