Ascenseur émotionnel au petit matin dans la rédaction : le retour promis de Caramail n'était en fait qu'un clone de Telegram ou Messenger.

Carachat

« GMX CaraMail relance CaraChat à l’occasion du 20e anniversaire de Caramail ». On ne vous cache pas qu’à la lecture du titre de ce communiqué de presse, un sentiment de nostalgie a envahi notre corps. Caramail, le service de chat communautaire de l’ère pré-Facebook est un pan de la culture web française — l’endroit virtuel où beaucoup de Françaises et de Français ont lancé leur premier kikoo asv.

Cela dit, n’espérez pas retrouver les salles thématiques et les discussions avec des inconnus, connectés derrière leurs pseudonymes, dans une naïveté aussi sereine qu’inconsciente propre au web d’avant : GMX CaraChat n’est qu’une messagerie instantanée comme les autres. Douche froide. Elle vous permettra en effet de discuter avec vos amis, en privé ou dans des groupes — comme toutes les applications de messagerie instantanée du marché sur iOS et Android, en somme.

Quels sont les arguments de GMX pour distinguer son CaraChat nouvelle version ? Eh bien il ne sont pas à jeter non plus : l’entreprise affirme que les conversations sur son chat sont entièrement chiffrées et que GMX respecte la règlementation européenne sur la protection des données. Le PDG de GMX CaraMail l’affirme, son entreprise «  constitue une vraie alternative européenne aux principaux acteurs américains du marché ». Est-ce que cela sera suffisant pour que les utilisateurs quittent Facebook Messenger, WhatsApp, iMessage, Telegram ou Signal ?

Partager sur les réseaux sociaux