L'addiction aux jeux mobiles est un véritable problème en Chine. Récemment, une joueuse a perdu partiellement la vue après une trop longue session sur le phénomène Honor of Kings.

La Chine a encore du pain sur la planche pour réguler l’addiction aux jeux mobiles, un phénomène qui peut avoir des conséquences désastreuses sur les utilisateurs.

Dernière victime en date : une joueuse connue sous le surnom Wu Xiaojing a été transportée d’urgence à l’hôpital à la suite d’une trop longue session sur Honor of Kings, titre ultra populaire (200 millions de joueurs) et propriété du géant Tencent.

On peut de fait comprendre que les mesures prises par le conglomérat et les directives du gouvernement, qui milite pour un temps de jeu restreint sur le titre, peinent encore à réfréner les ardeurs des plus accrocs.

Le problème de l’addiction en Chine

Wu Xiaojing, 21 ans, a donc été conduite à l’hôpital après avoir perdu subitement la vue au niveau de l’œil droit. Elle a été diagnostiquée avec une occlusion rétinienne artérielle, qui touche habituellement les personnes âgées et qui peut conduire à la cécité.

Sur la photo prise sur son lit d’hôpital, on la voit toujours tenir son smartphone, signe d’une addiction qu’elle assume auprès deThe Global Times  : «  Si je ne travaille pas, je me lève vers 6h du matin, je prends un petit déjeuner et je joue jusqu’à 16h. Je mange, je fais une sieste et je me réveille pour jouer jusqu’à 1 ou 2 heures du matin. Mes parents m’ont dit que je pouvais devenir aveugle.  » Elle aura passé toute la journée du 1er octobre à jouer à Honor of Kings avant de subir des troubles de la vue lors du dîner.

Si les spécialistes ne s’accordent pas sur un éventuel lien entre un temps de jeu conséquent et la contraction d’une occlusion rétinienne artérielle (les avis divergent), le cas de Wu Xiaojing ne manquera pas d’alarmer une fois de plus et d’inciter les parties prenantes à renforcer les initiatives visant à protéger les joueurs. De toute évidence, restreindre les sessions journalière à une heure maximum pour les enfants de moins de douze ans — et deux pour les moins de dix huit ans — n’est pas suffisant. Car Wu Xiaojing n’était pas concernée par ces mesures.

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