Frontier Dev a profité de sa première conférence annuelle pour parler de l'avenir de ses trois titres phares. Résumé des annonces.

Ce week-end, nous étions à Londres pour la première édition de la Frontier Expo. À l’image d’une Blizzcon à taille réduite, cette conférence avait pour but de réunir le studio Frontier, ses fans et les journalistes de tous les pays pour parler de l’avenir des licences maison. Et il faut reconnaître que le studio anglais, basé à Cambridge, n’a pas été avare en annonces.

Elite Dangerous

Tout d’abord, c’est Elite Dangerous qui a eu le droit à sa roadmap pour l’année à venir. L’année dernière, le season pass Horizon avait amené la possibilité d’atterrir sur les planètes, les ingénieurs pour améliorer les vaisseaux, la création d’avatars ou encore, tout récemment, le retour des aliens Thargoïds dans la galaxie. Tout cela accompagné à chaque fois par de nombreux changement côté gameplay et d’équilibrages pour les joueurs.

L’année 2018 risque d’être au moins aussi chargée, mais notons déjà une différence avec l’année 2017 : toutes les mises à jour seront gratuites pour les joueurs disposant déjà du season pass Horizon. Interrogé, Frontier nous a répondu que leur objectif était de faire le meilleur jeu possible pour que les joueurs l’achètent et de convertir ceux qui n’ont toujours pas Horizon. Tant mieux. Alors, que trouvera-t-on au programme ?

  • Deux nouveaux vaisseaux, le Krait et le Chieftain, ont été dévoilés lors de la conférence. Le dernier devrait s’associer à plusieurs autres vaisseaux de la faction Alliance qui n’a pas encore été développée.

  • Le fameux T10 Defender n’a pas été nommé, mais il a été montré dans une vidéo. Il s’agirait, selon les indiscrétions d’un game designer, d’un T9 Heavy bien plus imposant et armé. On a hâte de voir, d’autant qu’il devrait sortir plus vite que les autres.
  • La fin de l’année 2018 amènera une mécanique de clan, nommée escouade. Les escouades regrouperont des joueurs qui pourront se donner des rangs internes. Plus excitant : les escouades pourront acheter un vaisseau mère qui servira de base mobile pour les vaisseaux et qui pourra être armé. On a hâte de voir.

  • Les planètes vont être refaites pour être plus diverses, plus belles et plus radicales dans leur géologie.
  • L’exploration va être revalorisée. Les mécaniques de gameplay n’ont pas été nommées, mais les développeurs ont évoqué un Journal de bord qui va enregistrer tout le parcours des aventuriers.
  • Le minage va être amélioré… sans grande précision.

Voilà pour les principales informations : notez que des surprises devraient arriver entre temps et que les grosses mises à jour devraient être au nombre de 4 courant 2018.

Planet Coaster

Frontier n’abandonne pas non plus son excellent Planet Coaster, qui fait le bonheur des amoureux de jeux de gestion de parcs d’attraction et des constructeurs en herbe. Au-delà de l’ajout de plusieurs attractions (notamment deux coasters vintage), Frontier va ajouter deux mécaniques de gameplay majeures à son titre.

  • La gestion des employés vous permettra de manager finement tout votre staff, des marchands aux mascottes en passant par les restaurateurs. Il sera donc possible d’attribuer des heures de travail et de repos et d’organiser la journée de chacun, tout comme l’entraînement et la formation des équipes.
  • Vous pourrez désormais créer et partager des scénarios avec la communauté, en jouant avec tous les paramètres disponibles en jeu. À vous de faire vivre les aventures les plus ardues aux aspirants forains du monde entier.

Pas mal.

Jurassic World Evolution

La troisième licence de Frontier doit sortir à l’été 2018 et réalise grosso modo le rêve de tous les enfants baignés à Jurassic Park : construire un parc avec des dinos. Si nous n’avons pas encore pu jouer au jeu, on en sait un peu plus sur le gameplay du titre.

Les joueurs commenceront en effet sur une île avec des ressources limitées (elles sont au nombre de 5 et on nous promet des challenges différents à chaque fois). Tous les aspects d’un jeu de gestion seront présents, de la construction à la rentabilité du parc en passant par la sécurité des visiteurs. Trois conseillers viendront vous embêter pour que vous leur donniez des crédits : ils remplacent les arbres de progression d’un Civilization. Plus vous investirez en science et plus vous pourrez créer des dinosaures génétiquement modifiés qui seront les stars de vos parcs.

Bien entendu, Jurassic Park oblige, les imprévus seront de la partie et il faudra constamment gérer des situations critiques (coucou les dinosaures qui s’échappent). Au-delà de cela, le jeu a l’air sublime et magnifiquement animé : on a vraiment hâte de mettre les mains dessus.

Petit bémol sous forme d’ironie douce en revanche : Frontier avait invité Jack Horner pour parler paléontologie et travail culturel autour des dinosaures. Le monsieur s’y connaît plutôt bien : c’est lui qui, en 1978, a plus ou moins lancé la science des dinosaures telle qu’on la connaît aujourd’hui par ses recherches, lui encore qui a conseillé Spielberg sur Jurassic Park, lui enfin qui est la version réelle du personnage d’Alan Grant dans les films et le livre. Et la moitié de sa conférence a été dédiée à plaider pour un changement de représentation des dinosaures qui, on le sait aujourd’hui, devaient ressembler à des oiseaux — très colorés et parés de plumes. Horner, qui a participé à la diffusion de l’imagerie des dino-reptiles quand sa science n’en savait pas plus à leur sujet espère aujourd’hui un changement culturel pour accompagner les découvertes récentes que ses équipes et d’autres ont faites.

Quand vous voyez les dinosaures de Jurassic World Evolution, vous comprenez que Frontier, pourtant amoureux de la science et des faits pour soutenir ses jeux, n’a pas eu son mot à dire sur la licence qu’ils exploitent…

 

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