Valve a fini par se résoudre à lancer Counter-Strike: Global Offensive en Chine. Le FPS marchera sur les plates bandes de Crossfire, immense succès là-bas.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, Counter-Strike : Global Offensive n’était pas encore officiellement disponible en Chine. Mais cette absence de taille sera bientôt de l’histoire ancienne puisque Valve a décidé de lancer son FPS multijoueur dans ce marché potentiellement très lucratif.

Le géant américain s’est associé à Perfect World, un partenaire qu’il avait déjà choisi pour sortir Dota 2 dans les meilleures conditions. Counter-Strike : Global Offensive sera chargé de concurrencer le phénomène Crossfire, propriété de Tencent qui avait généré 1,3 milliard de dollars de revenus en 2014 (90 % en Chine) et qui pesait encore 1,1 milliard de dollars l’an dernier (selon SuperData).

CS:GO s’attaque à la Chine

Une arrivée aussi tardive de Counter-Strike : Global Offensive en Chine peut paraître des plus surprenantes. Mais Valve ne fait pas les choses à la légère et a orchestré une promotion massive autour du FPS. Plusieurs buildings situés à Beijing, Shanghai ou encore Shenzhen affichent effectivement des publicités géantes tandis que les ordinateurs de plusieurs cybercafés ont déjà le client installé dessus.

Counter-Strike : Global Offensive est free-to-play en Chine à partir du moment où les joueurs pourront prouver leur identité via un compte créé chez Perfect World et des renseignements clefs à fournir comme le numéro de téléphone et les informations du compte bancaire (ils pourront aussi payer comme tout le monde). Une telle initiative permettra d’assurer des mesures anti-triche assez punitives, car pouvant être financières. En avril dernier, Li Haiyi, vice-président de Perfect World, évoquait même «  les pires sentences de l’histoire  ». En somme, les joueurs chinois n’auront pas le droit de déconner.

Jusqu’à maintenant, les joueurs chinois pouvaient quand même profiter de CS:GO mais le manque de soutien local les forçait à se tourner vers des serveurs hongkongais limités, incapables d’assurer une expérience en ligne digne de ce nom et de nourrir la scène eSport dans cette région. Maintenant que Valve a ouvert la boîte de Pandore, tout est possible.

Partager sur les réseaux sociaux