Plus de dix ans après sa sortie, la Wii n'a pas fini de faire parler d'elle. Nintendo est accusé par la société iLife d'avoir violé un de ses brevets : un jury du Texas vient de condamner l'entreprise japonaise à payer 10 millions de dollars.

Si Nintendo s’est refait une santé depuis mars 2017 et la sortie réussie de la Switch, l’entreprise japonaise a connu auparavant quelques années troubles, entre l’échec cuisant de sa Wii U ou les différentes affaires concernant sa console de salon la plus vendue de son histoire, la Wii.

En effet, la machine a été la cible de différents procès, en Allemagne, en France mais aussi aux États-Unis. La marque Philips, notamment, avait gagné en 2014 contre le géant nippon, accusé d’avoir enfreint deux de ses brevets.

C’est une autre affaire qui ressurgit aujourd’hui, avec l’entreprise iLife Technologies, qui vient de bénéficier d’une décision de justice favorable de la part d’un jury de Dallas, au Texas. Celui-ci vient de condamner Nintendo à payer la somme de 10 millions de dollars pour l’utilisation frauduleuse d’un brevet pour l’élaboration de sa Wiimote.

Jugeant le brevet incomplet, Nintendo fait appel

L’affaire, portée devant la justice par le cabinet d’avocats Munck Wilson Mandala, portait sur la technologie de détection de mouvement dans la manette de la Wii. Selon iLife, il s’agirait de la même que celle utilisée dans ses moniteurs pour nourrissons et personnes âgés.

À l’origine, en 2013 — soit 7 ans après la sortie de la console –, les plaignants réclamaient près de 144 millions de dollars grâce à un calcul simple : 4$ par unité vendue, sachant qu’il s’en était écoulé 36 millions avant le début de l’affaire.

Nintendo n’est évidemment pas d’accord avec ces accusations. L’entreprise affirme que le brevet en question était incomplet et pas assez précis pour couvrir l’utilisation de la technologie qui équipe les Wiimote. La compagnie a déclaré « attendre avec impatience de soulever le problème avec la Cour fédérale de district des États-Unis et la Cour d’appel. » Car, évidemment, le constructeur ne compte pas en rester là et a annoncé qu’il ferait appel.

En attendant les prochaines décisions de justice, Nintendo est aussi occupé par une autre affaire, concernant sa Switch et ses Joy-Cons. Non respect des brevets ou « patent trolls » opportunistes  ? Seule la justice pourra trancher.

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