En ce début de mois d'août, Netflix a annoncé de multiples projets à venir sur sa plateforme. Parmi eux, on trouve près de 12 nouvelles séries d'animation japonaise ainsi qu'un film Godzilla. On vous explique pourquoi Netflix mise sur ce créneau tout en vous récapitulant ces nombreux projets.

Depuis quelque temps déjà, le catalogue de Netflix ne cesse de s’enrichir de séries d’animation de qualité, remettant en avant des titres connus et reconnus — Cowboy Bebop, Samuraï Champloo, Kill La Kill… — mais aussi en produisant ses propres shows, comme Trollhunters de Guillermo Del Toro ou Castlevania de Warren Ellis plus récemment.

Une politique qui ne semble pas près de s’arrêter à en juger par les différentes annonces réalisées par le géant du streaming. Netflix vient en effet d’annoncer 12 nouvelles séries d’animation tout droit venues du Japon, parmi lesquelles le retour de Saint Seiya, ainsi qu’un film d’animation Godzilla.

Cette accélération de la stratégie de Netflix autour de l’animation nippone pourrait s’avérer des plus bénéfiques. Déjà, car elle permet à Netflix de s’installer assez durablement au Japon comme un acteur important du marché, autant que dans le reste du monde, en livrant une concurrence directe aux services comme Crunchyroll grâce à des titres exclusifs.

Un pari abordable pour Netflix

Mais surtout, alors que Netflix est préoccupé par une dette au montant contestél’animation japonaise se révèle clairement moins chère à produire que les séries originales déjà produites par le service.

Le service de streaming a ainsi dépensé 5 milliards dans ses productions l’année dernière, et prévoit d’en utiliser 6 pour l’année 2017. Quand on sait qu’une saison de House of Cards coûte environ 100 millions par saison, on imagine sans mal quel intérêt peut trouver Netflix à multiplier les projets d’animation, qui représentent de bien moins gros risques financiers et de potentiels gains d’abonnés.

Dan Rayburn, analyste interrogé par Weird sur le sujet, l’explique clairement : « Typiquement, c’est moins cher à produire. Vous n’avez pas besoin de payer tout les coûts qui vont dans les plateaux, les stars, etc. Vous payez quand même toutes les personnes de la production, mais c’est un bien plus petit coût. »

Les Chevaliers du Zodiaque

L’annonce du 2 août a enflammé les réseaux sociaux et excité (ou apeuré) les fans des Chevaliers du Zodiaque. C’est donc une toute nouvelle adaptation que vient de commander Netflix à Masami Kurumada, créateur de la série original de 1986, et à la Toei (Dragon Ball, One Piece…).

Cette nouvelle série sera réalisée en image de synthèse, sous la direction de Yoshiharu Ashino (Thundercats), avec des designs de Terum Nishii (JoJo’s Bizarre Adventure) et Takashi Okazaki (Afro Samurai).

Douze épisodes viennent d’être commandés par Netflix, même si l’on imagine sans mal que d’autres épisodes suivront cette première salve, qui ne devrait pas débarquer avant l’année prochaine.

Cannon Busters

Parmi les séries annoncés par Netflix, on ne s’attendait clairement pas à voir débarquer ce projet en production depuis un bout de temps déjà. Cannon Busters est à l’origine un comic-book de LeSean Thomas (Boondocks) qui compte seulement 2 petits épisodes publiés en 2005, avant de devenir un projet d’animation porté par Joe Madureira (Battle Chasers) et le studio Satelight (Perfect Blue) sur Kickstarter.

Après un financement couronné de succès, et qui a permis de dévoiler une courte bande-annonce en 2016, voici donc que Netflix se paye la diffusion de cette série, qui racontera les aventures d’une bande de voyageurs menés par un sympathique robot, S.A.M., à la recherche du prince déchu du monde de Gearbolt.

Douze épisodes sont d’ores et déjà prévus, avec à l’écriture Natasha Allegri (Bee & Puppycat), Anne Toole (The Witcher), Nilah Magruder (M.F.K.) et bien évidemment LeSean Thomas, le tout sous la direction scénaristique de Matt Wayne (Justice League Unlimited). Sortie prévue en 2018.

Devilman Crybaby

Outre Saint Seiya, Netflix compte sur d’autres licences cultes venues du pays du soleil levant. Devilman, la création de Gō Nagai, va ainsi avoir le droit à une nouvelle série animée après une première adaptation dans les années 70.

Devilman Crybaby, dévoilé au travers d’un intense teaser, racontera l’histoire du jeunes, Akira Fudo et Ryo Asuka, devant faire face au retour d’une ancienne race de démon souhaitant reprendre le contrôle de la Terre. Leur seule solution pour les arrêter ? S’unir avec l’une de ces créatures.

La série est réalisée par Masaaki Yuasa (Mind Games), écrite par Ichirō Ōkouchi (Berserk : Golden Age), avec des musiques composées par Kensuke Ushio (Space Dandy). La sortie est prévue pour le printemps 2018.

Godzilla : Planet of the Monsters

C’est peut-être ce projet qui est le plus surprenant. Maintenant que la licence a regagné en intérêt grâce au film de Gareth Edwards (Rogue One) mais surtout grâce au Shin Godzilla de Hideaki Anno (Evangelion) sorti l’année dernière, le kaiju le plus célèbre du Japon sera à l’honneur d’un film d’animation produit par Polygon Pictures.

Ce long métrage est réalisé à quatre mains par Kobun Shizuno (Détective Conan) et Hiroyuki Seshita (Knights of Sidonia), sur un scénario original de Gen Urobuchi (Psycho-Pass) et Sadayuki Murai (Steamboy). Il prendra place dans un futur lointain, sur une Terre dominée depuis 20 000 ans par Godzilla,  les hommes ayant dû quitter leur planète avant d’y revenir pour la reprendre des mains du dieu des monstres.

Le film devrait sortir le 17 novembre prochain au Japon, tandis que la date de sortie sur Netflix n’a pas encore été avancée.

B : The Beginning

Anciennement connu sous le nom de Perfect Bones, ce projet dirigé par le studio derrière Ghost In The Shell : Stand Alone Complex racontera l’histoire d’un enquêteur sur la trace d’un serial killer sur l’archipel de Cremona, un monde régi par une technologie de pointe où une mystérieuse organisation criminelle prospère.

Il s’agit d’une création de Kazuto Nakazawa (la partie animée de Kill Bill), qui sera épaulé de Yoshinobu Yamakawa à la réalisation des 12 épisodes d’ores et déjà commandés, et qui devraient débarquer d’ici le printemps 2018.

Sword Gai : The Animation

Dans Sword Gai, Il existe une arme puissante, ayant absorbé le sang de ses victimes, qui prend parfois vie. Utilisée par un guerrier empli de haine et de pulsions meurtrières, elle fusionne avec lui pour ne créer qu’un monstre assoiffé de sang.

Heureusement, il existe une organisation qui fait face à une telle menace, grâce notamment à l’un de ses membres, Gai, destiné à vivre en tant qu’arme.

La série, écrite par Toshiki Inoue (Yu-Gi-Oh !, Death Note), devrait faire la part belle aux combats sanglants. Sortie prévue pour le printemps 2018, là aussi.

A.I.C.O. Incarnation

Japon, 2035. Un accident, surnommé le « Burst », a propagé une intelligence artificielle hors de tout contrôle dans toute la ville anciennement utopique de Kurobe Gorge. ELle est désormais isolée du reste du monde par le gouvernement.

Toutefois, deux ans plus tard, une jeune fille du nom d’Aiko ayant perdu sa famille dans l’évènement va croiser la route de Yuya, un nouvel étudiant qui cache des secrets sur l’origine du Burst.

High-tech et romance sont au programme de la nouvelle série produite par Bones, le studio derrière My Hero Academia, et réalisée par Kazuya Murata (Fullmetal Alchemist). Netflix a dévoilé un trailer long de près de 5 minutes pour se faire une idée de l’ambiance. On l’attend pour le printemps 2018.

Kakegurui

Basé sur le manga de Homura Kawamoto et Toru Naomura (publié par Square Enix), Kakegurui raconte l’histoire d’une école de paris et de jeux d’argents des plus funkys, réalisé par Yuichiro Hayashi (Batman : Gotham Knight) et produit par MAPPA.

Netflix a, là aussi, dévoilé un teaser pour donner une meilleure idée de l’ambiance du show, qui débarquera en 2018 sur le service de streaming, alors qu’il est en cours de diffusion depuis le début du mois de juillet au Japon.

Fate/Apocrypha

Pendant la guerre du Saint Graal, la ville de Fuyuki a vu s’opposer sept magiciens et leurs esprits héroïques. Des décennies plus tard, alors que différents clans de mages se sont unis, celui des Yggdmillennia décide de prendre son indépendance, tout en possédant le haut Graal, faisant ainsi éclater la grande guerre du Saint Graal.

Vingt-cinq épisodes ont été commandés, réalisés par Yoshiyuki Asai, sur une histoire de Yuichiro Higashide, pour une diffusion le 7 novembre prochain partout dans le monde, sauf au Japon, qui devra attendre le 2 décembre 2017 pour débarquer sur la plateforme. Sa diffusion télé est actuellement en cours dans son pays d’origine.

Children of the Whales

Adaptation du manga à succès de Abi Umeda, Children of the Whales raconte l’histoire de Chakuro, un archiviste de l’île de Mud Whale, seul continent d’un monde recouvert par des océans de sable et réunissant 513 personnes isolées. Le héros va rencontrer une mystérieuse jeune femme du nom de Rikosu et se retrouver embarqué dans une enquête qui pourrait bouleverser sa vision du monde.

On retrouvera Kyohei Ishiguro à la réalisation de cette série qui n’est pas attendue avant 2018.

Lost Song

Présentée comme une série de fantasy musicale, Lost Song racontera l’histoire de Rin, une fille joyeuse issue d’un village florissant, et de Finis, une chanteuse habitant le palais royal situé dans la capitale et qui flirte chaque jour avec la solitude.

Les deux jeunes femmes vont ainsi se rencontrer et se découvrir des pouvoirs communs, celui du chant, dans un voyage initiatique où elles vont devoir faire face à l’ombre d’une guerre qui se profile.

Douze épisodes ont été commandés à Junpei & Morita, réalisateurs et scénaristes, avec les voix de deux chanteuses connues au Japon, Yukari Tamura et Bonomi Suzuki, pour une série qui débutera en 2018 sur Netflix.

Rilakkuma

Extrêmement populaire au japon, Rilakkuma est un personnage d’ours en peluche assez simple crée par la société San-X et désigné par Aki Kondo.

Personnage kawaï un petit peu semblable à Hello Kitty, il a fait l’objet de nombreux livres pour enfants, ainsi que des jeux vidéos pour consoles Nintendo.

Netflix semble vouloir surfer sur la vague, très locale, pour peut-être essayer de l’exporter un peu partout dans le monde. Très peu de détails ont été avancés à ce stade, si ce n’est que le show sera réalisé en stop-motion.

Baki

Bali Hanma ne souhaite qu’une chose : devenir plus fort que son père, Yujiro, le plus grand combattant du monde. Il va ainsi s’entraîner face à de violents criminels, lassés de la vie et cherchant à se faire battre par plus fort qu’eux.

Adaptation du manga du même nom, crée par Keisuke Itagaki, cette série sera composée de 26 épisodes produits par TMS Entertainement. Aucune date de sortie n’a été avancée.

 

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