Mais de quoi covfefe est-il le dieu ?

De l’Énéide, ou peut-être des cendres pompéiennes, s’est échappé une locution totale, puissante et magique : covfefe. Peut-être — la dispute est intense sur les bancs de l’atrium — originaire du latin covinnus, covinni auquel est ajouté le suffixe fefe bien connu des linguistes de Cartage, le covfefe est à la langue ce que bousculer ses homologues (sens littéral) est aux rencontres de l’organisation des cités confédérées.

Dans le Wikitionnaire, le Gaffiot du plébéien, alors que le linguiste cherche la racine de covfefe il découvre que covinnus désigne le chariot du voyage (sur le Léthé ?), mais également — l’ironie étymologique est un phénomène délicieux — le chariot de guerre armé de faux que l’on retrouve dans la phrase : Covinnum tuum retine, Donald. Soit : Arrête ton char, Donald.

Piste antique évoquée

Selon des experts en linguistico-esothérique dépêchés par le sénat pour traduire covfefe, la piste latine pourrait être fausse. Denis Villeneuve évoquerait un message venu d’ailleurs, intemporel et même divinatoire.

La congrégation des pythies, dans sa grande sagacité, a prédit qu’un homme orange venu d’au-delà de la barrière du temps, de la dignité et de l’intelligence viendrait perturber le cycle mondial. Un message crypté, trouvé dans les vapeurs de souffre, révélait récemment que pour reconnaître ce barbare venu des mondes anciens, il faudrait prononcer trois fois covfefe devant son miroir, avant de pisser dans la natatio. L’opération aurait été réalisé sans succès par la grande prêtresse de Delphe.

Ductiles, les dramaturges grecs préparent un film. Une porte-parole a précisé à des patriciens éberlués : « Nous ne voulons pas rater le covfefe. C’est un phénomène unique et stimulant pour notre public, il est important d’en retracer l’histoire et l’identité. La communicante a salué d’une pirouette l’homme orange venu des torpeurs du monde antique : Tu Covfefe fili mi, Covfefe bless America.  »

Covfefe.

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