Ça y est : la première projection d'Okja, le long-métrage de Bong Joon-Ho financé par Netflix, a déjà remué le Grand Théâtre Lumière de Cannes. Attendue ce matin, la diffusion a débuté avec difficulté entre problèmes techniques et hués.

Pour certains, c’est Netflix qui a été hué ce matin dans les travées du Grand Théâtre Lumière, pour d’autres, il s’agissait seulement de prévenir la régie d’un problème technique. En effet, lors des premières minutes de la diffusion, Okja de Bong Joon-Ho était occulté par un rideau sur le quart haut de l’écran, complot ou erreur stupide ? La question reste posée sur une Croisette électrisée par l’ombre de Netflix.

Philippe Dupuy, de Nice Matin, a par exemple saisi sur son smartphone les commentaires houleux qui ont fusé lorsque l’écran a été éteint suite au problème de ratio.

Selon l’AFP, de nombreux spectateurs auraient reproché à Netflix ce problème technique, observant qu’il s’agirait d’une « bande d’incompétents  » et que l’œuvre de Joon-Ho ne serait «  vraiment pas faite pour le cinéma  ». La colère de la salle a été précédée par des hués lorsque le logo de Netflix était encore affiché sur l’immense écran de la salle Lumière.

Notons tout de même que le géant du streaming américain n’est pas responsable de sa projection et que si erreur il y a eu, elle vient naturellement du Festival. Pour certains, les problèmes d’image seraient un sabotage signé par les exploitants, qui ont été les plus critiques envers les nominations de Okja et de The Meyerowitz Stories.

 

Le festival a finalement publié un communiqué rapidement pour désamorcer la polémique, les organisateurs précisent que « l’incident est uniquement dû aux services techniques du Festival qui présente ses excuses au réalisateur et à ses équipes.  »

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