Le site Extreme-Down, qui propose un répertoire de liens permettant de télécharger des œuvres culturelles piratées, vient de changer d'adresse.

Dans la galaxie des sites web donnant accès à des œuvres culturelles piratées, il n’y a pas que T411 qui a changé de nom de domaine. Alors que le site de liens BitTorrent a opté pour une nouvelle adresse au début du mois de mai pour régler des problèmes d’accès, voilà que le site Extreme-Down vient à son tour de déménager. Le site utilise désormais l’extension .one.

Les responsables du site n’ont pas motivé leur décision d’abandonner leur adresse précédente, qui demeure toujours active par ailleurs. Au fil des mois, Extreme-Down est passé par une URL se terminant par .me (domaine national de premier niveau attribué Monténégro), .in (Inde), .cc (îles Cocos) ou .co (Colombie). Des extensions génériques (.com, .net, .org) sont également utilisées par Extreme-Down.

extreme download

Toutes ces adresses sont encore fonctionnelles et une redirection automatique a lieu vers la nouvelle URL.

Extreme-Down n’héberge aucun fichier sur ses serveurs. Il offre par contre un vaste répertoire d’œuvres piratées (films, séries télévisées, documentaires, émissions, jeux vidéo, logiciels, musique, ebooks, mangas et dessins animés) à partir duquel il est très facile de trouver des liens externes. C’est à partir de ces liens, qui appartiennent à des services spécialisés, que le téléchargement s’opère.

Ces servies, vous les connaissez sans doute : ils s’appellent Uploaded, Uptobox, Nitroflare, Rapidgator, Rockfile, Turbobit, ou encore 1Fichier.

Uploaded

Mais les précautions que tente de brandir Extreme-Down pour se protéger, en évitant d’une part de stocker le moindre fichier illicite sur ses serveurs et d’autre part en affirmant être en conformité avec la législation américaine (ce qui n’a de toute façon aucune valeur au regard de la loi française), ne risquent pas de peser lourd quand l’industrie du divertissement lui tombera dessus.

Il suffit de regarder la trajectoire de Zone Téléchargement pour s’en convaincre. Le site, en tout point similaire à Extreme-Down, a été fermé fin novembre à la suite d’une opération menée par la gendarmerie nationale. L’enquête de deux ans a mis au clair l’existence d’une PME du piratage et a permis de procéder à des interpellations et deux mises en détention. qui se sont achevées trois mois après.

Partager sur les réseaux sociaux