Le Groupe Canal étend son offre SVoD en France avec Studio+. Un abonnement moins cher que CanalPlay pour des séries courtes, inédites et pensées pour le mobile. Réussies ? Difficile à dire.

Le groupe Canal croit beaucoup en son offre Studio+. Déjà déployée en Amérique du Sud grâce à un partenariat avec l’opérateur Téléfonica, la mini offre SVoD va désormais tenter de séduire les consommateurs français.

Studio+ est une sorte de mini-Netflix (CanalPlay) qui délaisse les contenus traditionnels pour se concentrer sur les mini-séries, les web-séries et tous les formats qui se visionnent rapidement et en mobilité. Le groupe Canal est en effet assuré que le succès des web-séries et de YouTube ouvre de nouvelles perspectives pour le divertissement. Or ces contenus majoritairement visionnés sur mobiles obligent l’industrie a recadrer ses productions pour s’adapter au marché. Un défi que veut aborder Studio+ pour l’avenir.

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Déjà lancé en octobre en Argentine, au Brésil, en Équateur, au Mexique et en Uruguay avec l’aide du géant de la téléphonie Telefonica, le service compte désormais sur les opérateurs français pour percer dans nos smartphones.

Pour 4,99 € par mois, le service de SVoD proposera une vingtaine de séries originales dans un format précis : 10 minutes par épisodes, 10 épisodes par saison. Dès aujourd’hui, les abonnés Canal+ peuvent essayer Studio+ gratuitement jusqu’au 30 novembre. Après, le service sera facturé 1,99 € aux abonnés.

Le modèle ambitieux de Canal repose sur l’idée d’une amélioration qualitative du contenu consommé sur mobile, propulsée par des séries originales et une interface fluide — à la Netflix. Le groupe espère en somme que le jeune consommateur de web-séries finira par passer à la caisse pour s’émanciper des modèles YouTube et gagner en qualité — d’autant que YouTube Red n’est toujours pas arrivé en France.

Sur Studio+, les abonnés trouveront du contenu original, et parfois des acquisitions internationales le plus souvent inédites, indique Vivendi. En 2016 et 2017, le service investira près de 35 millions d’euros dans ses créations, des chiffres loin de Netflix mais avec d’autres ambitions.

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Aujourd’hui, le Brésil compte 20 000 abonnés au service, un début correct pour une offre qui fête à peine ses deux premiers mois d’existence.

Pour s’assurer que vous pourrez consommer ses contenus dans les transports en commun et ailleurs, Studio+ offre la possibilité de conserver hors ligne ses séries.

Destination ailleurs

L’offre continuera l’année prochaine de s’exporter, et Vivendi espère voir son poulain faire le tour du monde. Les prochaines cibles seront l’Amérique du Nord et le reste de l’Europe : en tout, les séries originales seront traduites en cinq langues et toucheront 20 pays.

Studio+ est né après le changement brutal de stratégie de Vivendi pour Watchever, un service de SVoD allemand, que le groupe compte fermer. Mais malgré les pertes de l’échec allemand, la société de Vincent Bolloré veut capitaliser sur les technologies de la plateforme pour soutenir Studio+.

Début 2017, le groupe conclura avec les opérateurs français des contrats proches de celui qui lient Vivendi et Telefonica en Amérique du Sud. Les abonnés se verront donc proposer des offres pour Studio+ dans leur forfait mobile.

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