Flemme de passer les trois prochaines heures de votre vie à faire la queue au stand Call of Duty ? On vous fait découvrir d'autres stands à la PGW.

Poser les mains sur des jeux en avant première ou quelques jours après leur sortie à la Paris Games Week, c’est bien, mais ce n’est pas toujours agréable de poireauter indéfiniment. Outre les plus grands titres proposés à l’essai à quelques semaines des fêtes de Noël, nous avons déniché quelques stands qui pourraient plaire aux passionnés du jeu vidéo et à son évolution. Petit tour du propriétaire.

Les essais de matos au pavillon 3

Toujours plus grand d’année en année, le salon de la Paris Games Week se découpe en trois pavillons pour cette édition. Le premier pavillon est consacré aux plus grands titres et éditeurs, le second est plus modeste avec notamment un espace pour enfant, du rétro et des jeux indépendants, et le troisième est orienté eSport avec une grande scène ESWC et des stands hardware. C’est sur cet espace que nous sommes partis faire un tour pour découvrir notamment les outils VR comme le sac à dos VR One de MSI, ou encore tester l’Oculus Rift sur le stand de Lenovo.

Sur le stand Lenovo, on peut tester l'Oculus Rift
Sur le stand Lenovo, on peut tester l’Oculus Rift
Le VR One Backpack de MSI est à l'essai sur son stand
Le VR One Backpack de MSI est à l’essai sur son stand

La Cités des Sciences et ses cobayes

Dans le Pavillon 2, pas loin du stand retro de l’association MO5, on retrouve celui de la Cité des Sciences et de l’Industrie, pour la première fois à la Paris Games Week, avec une borne de simulation automobile un peu particulière. Avant de vous installer, on vous affuble d’une paire de lunettes un peu bizarre, et on vous lance sur la piste de course, retransmise sur trois écrans. Devant vous, une espèce de conglomérat d’outils et de webcams vous scrutent.

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Tout cet attirail est en fait utilisé pour analyser toutes les réactions du joueur pendant sa session de jeu. Les lunettes sont dotées d’un eye-tracker pour analyser quel endroit de l’écran le joueur vise quand il joue. Les webcams filment également ses réactions, accompagnées de capteurs de mouvements. Enfin, on retransmet également les battements du coeur du cobaye, en faisant vibrer le siège au gré du rythme cardiaque, lui-même visuellement retransmis par des diodes au dos du siège.

Pendant ce temps, un ventilateur souffle en plein dans le nez du joueur en fonction des accélérations de celui-ci, afin de mieux l’immerger dans sa course automobile. Un boitier d’odeur diffuse même les embruns des pneus qui frottent sur l’asphalte.

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Ce prototype est un des premiers dispositifs disponible en phase de test pour la Cité des Sciences et de l’Industrie, dont l’ambition est d’ouvrir la Cité du Jeu Vidéo dans son établissement d’ici fin 2017. Son but sera de présenter au grand public divers stations de ce type pour analyser de manière scientifique les usages du jeu vidéo. Les données récoltées anonymement pourront aussi bien servir à la recherche qu’aux éditeurs souhaitant innover dans le manière de produire du jeu.

La BnF fait sa première PGW

Nous vous en parlions dans un précédent article, la Bibliothèque Nationale de France opère depuis 1992 une large démarche d’archivage de tous les jeux vidéo édités en France. L’établissement possède aujourd’hui et pour la première fois cette année son stand au sein de la Paris Games Week pour faire part de son travail auprès des joueurs, mais également auprès des créateurs.

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On peut avoir un petit aperçu de ce travail de fourmi en consultant sur émulateur des jeux archivés par la BnF, avec une thématique autour de la vue subjective. On découvre également le travail de conservation des jeux et coffrets en physique, avec la fabrication d’emballages cartonnés sur mesure. « On retire tous les objets jeux de leurs blisters car le plastique vieilli très mal avec les années, et que les manipulations deviendraient compliquées. Les objets ont ensuite leur propre petite boîte cartonnée. » explique Louise Fauduet, Chef du Service Multimédia à la BnF.

Un travail sur le très long terme qui a pour ambition de montrer aux générations suivantes l’évolution du jeu sous toutes ses formes, que ce soit pour les consoles ou les supports. La BnF chercher également à informer les créateurs de jeu sur leur devoir de dépot légal sur leur production. « Que ce soit du très gros titre au jeu indépendant, tous les jeux qui sortent en France doivent être archivés, nous communiquons donc auprès des studios indépendants pour les informer sur notre travail, qui est de conserver le leur. »

Petit tour du côté des indépendants

Cette année, l’espace des jeux indépendants et Made in France occupe un plus grand espace que lors des éditions précédentes. Mieux agencé, le stand se découpe en carrefour dans lequel on peut compter une petite dizaine de titres issus de ces studios à l’effectif restreint. On y découvre des projets de longue haleine comme Pankapu du studio Tourquennois Too Kind Studio, de très belles nouveautés comme SwapTales : Léon ! de Witty Wings ou encore Cubikolor, très bon puzzle game de Fractal Box.

Un peu plus loin, on retrouve des plus grosses productions comme Cyanide et le dernier volet de sa licence Styx : The Shards of Darkness. L’Indie Garden propose également 8 jeux indépendants à une échelle européenne, à venir découvrir pendant que l’on se remet du brouhaha constant du premier pavillon.

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Voilà de quoi passer une Paris Games Week vraiment enrichissante.

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