Il n'aura pas fallu longtemps pour que Facebook développe un DRM pour les titres exclusifs à l'Oculus. Les joueurs l'ont déjà contourné.

La réalité virtuelle est une technologie bluffante à bien des égards, mais ceux qui la font aujourd’hui pourraient lui porter un coup à cause de mauvaises décisions. Du côté de HTC, on se retrouve avec un casque plutôt cher et peu de grands titres complets pour satisfaire les attentes des joueurs les plus exigeants. Du côté d’Oculus, qui a sécurisé les premiers titres dans un programme d’exclusivité, on tente de bloquer les jeux sur la plateforme pour empêcher les joueurs de choisir leur matériel.

Environnement PC oblige, des hackers avaient déjà commencé il y a quelques mois à développer un petit logiciel open source nommé Revive, permettant à certains jeux Oculus d’être lancés avec le Vive. Ce petit manège a été remarqué par Facebook qui a réagi en implantant un système de DRM pour protéger les jeux de sa plateforme contre ce type de détournement. C’est aussi, sans aucun doute, un moyen de lutter contre le piratage des jeux en réalité virtuelle. Mais derrière cette intention louable et justifiée se cache la route de la segmentation d’un marché qui peine aujourd’hui à attirer les éditeurs.

On a l’impression de se retrouver dans un remake d’une guerre des consoles

Qu’à cela ne tienne : le développeur principal du projet Revive, sous le pseudo de LibreVR, a réussi à contourner le DRM en 24 heures. La dernière version de Revive disponible sur GitHub fonctionne à nouveau. Pour lui, ce n’est pas une « manière d’encourager le piratage  ». LibreVR estime d’ailleurs que les pirates n’auraient pas besoin de lui pour arriver à leurs fins. Il estime plutôt que « bloquer des titres pour un matériel spécifique porte atteinte à la liberté de consommer de tous les utilisateurs de réalité virtuelle  ». Et LibreVR n’a pas tort : rester dans une politique d’exclusivité ne va ni encourager les développeurs à investir des sommes considérables pour faire des jeux en réalité virtuelle, ni permettre aux utilisateurs de se décider sur la plateforme à soutenir.

On a l’impression de se retrouver dans un remake d’une guerre des consoles portée dans l’univers du PC avec un troisième acteur qui joue les chevaliers blancs. Et ce chevalier blanc est peut-être celui qui a les arguments les plus pertinents, pour les joueurs, mais aussi pour l’industrie.

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