Cette semaine dans #PreviouslyOn, on revient sur le premier épisode de The Walking Dead post trêve hivernale. C'est une reprise violente et expéditive pour la série culte de zombies, qui n'hésite pas à faire table rase du passé pour paver la voie à une nouvelle intrigue. Attention spoiler !

Après une trop longue pause de mi-saison, c’est enfin ce moment de l’année : celui où l’on va pouvoir se replonger chaque semaine dans les aventures de Rick, Carl, Michonne, Glenn, Carol, Maggie, et tous les autres dont on ne retient pas les noms plus de cinq minutes.

PreviouslyOn AMC The Walking Dead

Souvenez-vous, dans la première partie de cette saison, Rick voulait déplacer une horde de zombies menaçante qui se trouvait un peu trop proche d’Alexandria. Que l’on accrochait ou non à cet axe narratif, il révélait une nouvelle facette de la série :

Après six saisons, le nouveau paradigme est entièrement accepté par les personnages. Las de vivoter, nos héros décident de prendre les choses en main pour créer une société organisée. En arrivant à Alexandria, le groupe de Rick ne trouve pas qu’un endroit sûr, il trouve de l’espoir et pense à demain. Les zombies ne sont plus vus comme une fatalité, mais comme un obstacle de plus sur le chemin de l’homme, qu’un soupçon d’ingéniosité et de logistique peut suffire à écarter.

Mais, tension narrative oblige, le plan de Rick a eu des répercussions qui ont laissé le groupe dans une situation délicate — un euphémisme pour dire qu’ils sont littéralement entourés par des milliers de zombies. Pour les sortir de ce guêpier, les scénaristes ont eu recours à un raccourci scénaristique vieux de la première saison : les personnages n’ont pas d’autres choix que de traverser la ville recouverts de boyaux de zombies.

Hop, ni vu ni connu
Hop, ni vu ni connu

Un nouveau niveau de violence

The Walking Dead n’a jamais été une série pacifique ; et franchement, on ne la regarde pas pour voir les survivants câliner des zombies. Mais il y a toujours eu un certain dosage, entre des épisodes qui se concentraient davantage sur la psychologie des personnages, et d’autres, beaucoup plus cathartiques, où la violence accumulée pouvait se déchaîner librement. L’épisode 9 ne fait pas seulement partie de ces derniers, il en est le plus représentatif. Jamais la série n’avait atteint de tels sommets de violence. Les amateurs d’hémoglobine seront ravis… Les autres devront attendre les prochains épisodes qui, on s’en doute, auront moins de budget seront plus légers.

Pas de temps à perdre !
On sort les gros moyens.

Le Gouverneur est mort, mais ses mots résonnent toujours dans ce monde nouveau, où plus que jamais, « tu tues ou tu meurs, ou tu meurs et tu tues » . Cela est particulièrement ressenti lors d’une scène qui signe la fin de trois personnages — pourtant bien intégrés à l’histoire — en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

On comprend donc assez rapidement pourquoi l’épisode s’intitule « Aucun Échappatoire ». Quand la tension atteint son paroxysme, les rescapés au sein des murs percés d’Alexandria sont forcés d’accepter la nouvelle réalité du monde. Dans un ultime baroud d’honneur, ils quittent leur maison et affrontent leur peur aux côtés de Rick et des autres. Si cette cohésion est belle à voir, on regrettera le côté un peu expéditif du procédé qui donne à l’ensemble un certain sentiment d’inachevé.

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Vlam

Mais cette faiblesse est nuancée par une maîtrise parfaite de la caméra, qui choisit de montrer cette profusion de violence d’une manière inédite, qui emprunte beaucoup au style visuel de la BD. Les coups de hache, de machette, de sabre et de couteaux sont alternés dans un style paratactique, qui renforce l’intensité de la fureur des personnages.

Le changement, c’est maintenant

Derrière les raccourcis que prend l’épisode, se cache l’intention de paver la voie à la nouvelle intrigue. Entre autres, on ne pourra que s’amuser de la manière dont les scénaristes font table rase du problème de la horde, et on se demande pourquoi ils ne l’ont pas fait neuf épisodes plus tôt ! Mais, là encore, la décision n’est pas faite au nom de la rationalité mais de la tension dramatique : si les personnages ne faisaient que des bons choix, il n’y aurait pas besoin de séries.

«  Il va y a voir un combat. Je ne vous dirais pas avec qui, où et quand, mais je promets qu’il y en aura un » a prévenu Norman Reedus avant de rajouter que « nous sommes tous sur le point de le rencontrer et que la deuxième moitié de la saison 6 sera très tourmentée ».

La personne dont parle l’acteur qui interprète Daryl est bien entendu Neegan, dont l’arrivée ne fait désormais plus aucun doute. Certains fans très perspicaces pensent même l’avoir déjà aperçu. Dans tous les cas, le niveau de violence ne risque donc pas de baisser dans le monde des zombies et les scénaristes nous le font bien comprendre.

L’épisode de reprise est ainsi l’occasion pour différents personnages, qui n’acceptaient pas la nouvelle réalité du monde, de rejoindre les rangs des combattants. Le revirement courageux de Denise — aka le médecin malgré elle — et Enid, ainsi que la prise de conscience d’Eugene et de Gabriel, qui cessent enfin d’être des poids morts, montrent que le groupe aura besoin de toutes ses forces vives pour combattre la nouvelle menace. Plus que jamais, le faible n’a pas sa place dans l’univers de The Walking Dead, et seul le plus apte aura une chance de survivre.

Nettoyage de printemps en perspective.
Nettoyage de printemps en perspective.

Consultez nos précédents #PreviouslyOn, la rubrique où nous épluchons pour vous le meilleur des séries télé.

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