Dans l'affaire du piratage des 500 millions de comptes de Yahoo, un suspect de nationalité canadienne, extradé aux USA et poursuivi par la justice, compte plaider coupable.

Pour Yahoo comme pour Washington c’est clair : sur les deux piratages qui ont frappé le site web en 2013 et 2014, Moscou est au moins derrière l’un d’eux. Le département de la justice a notamment inculpé ce printemps deux agents des services secrets russes et, plus récemment, l’ex-patronne du site web pointait la responsabilité de la Russie devant la commission du commerce du Sénat.

« Des agents russes ont accédé à nos systèmes informatiques et dérobé les données de nos utilisateurs », a témoigné Marissa Mayer devant les élus américains, au sujet de l’attaque survenue en 2014 et qui a exposé les informations personnelles  de près de 500 millions de comptes. De son côté, le Kremlin a sans surprise démenti en bloc toute implication dans les déboires du portail web.

Russie
CC Mariano Mantel

Un Canadien poursuivi

Toutefois, dans le collimateur de la justice américaine et de Yahoo, il n’y a pas que des opérationnels russes. En effet, le système judiciaire a inculpé quatre individus au total : deux agents mais aussi deux hackeurs. Et si le premier est de nationalité russe, le second est Canadien. Et concernant ce dernier, justement, c’est justement devant un tribunal que la suite des évènements se passe.

Le suspect de 22 ans a été arrêté en mars au Canada sur requête des procureurs américains, rapporte Reuters. Or, sa présentation à un juge est maintenant imminente, une audience étant fixée au 28 novembre. L’agence de presse indique d’ailleurs qu’il compte adopter la stratégie du plaider-coupable, qui doit lui permettre de négocier une réduction de peine contre une reconnaissance des faits.

Plus exactement, il s’agit d’une nouvelle audience consistant à permettre à l’inculpé de changer de stratégie de défense. En août, il avait plaidé non-coupable sur les chefs d’inculpation qui lui étaient reprochés, dont fraude informatique, vol caractérisé de données d’identité ou encore association de malfaiteurs. Il est accusé d’avoir touché de l’argent des agents russes pour pirater Yahoo.

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