Le ministre de l'éducation nationale évoquait en septembre l'interdiction des portables dans les classes. Pratiquement deux mois après, un parlementaire entend obtenir des précisions sur le calendrier et les modalités de mise en place d'une telle mesure.

Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, l’interdiction des smartphones dans les classes a été évoquée au moment de la rentrée par le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. « Avec les principaux, les professeurs et les parents nous devons trouver le moyen de protéger nos élèves de la dispersion occasionnée par les écrans et les téléphones », a-t-il déclaré.

Mais comment faire ? Déposer les portables dans un casier avant de rentrer dans la salle ? C’est la piste qui a été évoquée, l’intéressé prenant l’exemple de ce qui se fait au niveau du conseil des ministres… conseil des ministres qui, il faut le noter, ne se déroule qu’une fois par semaine, là où des élèves peuvent être amenés à se déplacer de salle en salle tout au long de la journée, huit heures par jour, cinq fois par semaine.

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Jean-Michel Blanquer.
CC S.Kerlidou

Depuis, Jean-Michel Blanquer n’est guère revenu sur ce projet. Mais peut-être le fera-t-il à l’occasion d’une question écrite posée par Bruno Questel, député de l’Eure et membre de la majorité présidentielle. Le parlementaire a en effet sollicité le ministre pour qu’il lui précise ses projets en la matière. Car pour l’élu, une telle interdiction est une « bonne mesure ».

Une « bonne mesure ».

À ses yeux, cela « permettrait aux élèves de recouvrer distance et rationalité dans l’utilisation de leur téléphone dont ils sont équipés de plus en plus jeunes. De même, les personnels enseignants et encadrants seraient libérés d’un facteur important de tension tant en cours que dans les enceintes des établissements ». Aussi demande-t-il des précisions sur le calendrier et les modalités de mise en place.

Il faut savoir que la loi, via le code de l’éducation, prévoit déjà l’interdiction de l’usage du téléphone portable « durant toute activité d’enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur, par un élève ». Cela couvre de la maternelle jusqu’au collège. Reste que l’applicabilité de cette mesure se heurte avec des pratiques désormais répandues chez les élèves.

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