À Gizmodo, les élus démocrates ont confié différentes publicités russes de la campagne présidentielle. Les congressistes parlent d'un extrait représentatif de leurs trouvailles.

Les élus démocrates de la commission du renseignement ont publié, à destination du public, un « extrait représentatif » des publicités russes diffusées durant la campagne présidentielle américaine. Le comité rendait publiques ces découvertes seulement quelques heures après les auditions des avocats de Facebook, Twitter et Google au Capitole.

« C’est de cette façon que nos enfants doivent être élevés » : cette publicité ciblait sur Instagram les proches de Donald Trump et du Tea Party. Elle a coûté 17 306 roubles pour 108 000 impressions.

Sur la colline, les élus démocrates se sont engagés à donner à leurs concitoyens le maximum d’informations quant à l’avancée de leur enquête sur ces publicités qui ont touché des millions d’Américains. Les métadonnées des publicités ont également été communiquées afin que chacun puisse saisir la mécanique de ciblage de ses contenus sponsorisés politiques. Pour rappel, les publicités auraient été vues par 11 millions d’Américains sur Facebook, quand les contenus de l’Internet Research Agency (IRA), entreprise russe reconnue comme la vitrine de cette propagande numérique, ont capté l’attention de 126 millions d’utilisateurs selon la commission.

Un faux compté dédié aux questions LBGT+ a organisé un rassemblement contre une église radicale. La publicité ciblait les personnes proches de Sanders, Clinton et la communauté LGBT. Elle enregistrait 5000 impressions pour 3 136 roubles.

Twitter a compté lui plus de 36 000 faux comptes qui ont publié durant la campagne quelque 1,4 million de tweets à destination des Américains. Parmi ceux-ci, le réseau social en enregistre 131 000 liés directement à l’agence russe IRA. Comme les précédentes campagnes découvertes par l’enquête, les publicités ont visé l’ensemble du spectre politique américain, tentant tantôt de créer des confrontations sur des sujets raciaux ou LGBT+ et globalement, en dénigrant Hillary Clinton quitte à se servir de la figure de Bernie Sanders ou de la désinformation sur la Clinton Foundation. Voici quelques publicités publiées par Gizmodo.

« Hillary est (un) Satan, ses crimes et ses mensonges ont prouvé à quel point elle est diabolique. Et même si Donald Trump n’est en aucun cas un saint, c’est au moins un homme honnête et il se soucie profondément de son pays. Mon vote va pour lui ! » : cette publicité coûtait 64 roubles.

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