Les drones capables de photographier ou de filmer ne peuvent pas être utilisés n'importe où. L'État sait même précisément où il ne faut pas s'en servir : une liste existe au Journal officiel.

Si vous possédez un drone capable de faire des prises de vue, il va falloir vérifier que les lieux dans lesquels vous prenez des photographies ou enregistrez des films sont toujours des zones autorisées. En effet, le gouvernement a fait publier au Journal officiel un arrêté qui fixe « la liste des zones du territoire national interdites à la prise de vue aérienne » par tout dispositif.

Dans le détail, cette publication est en fait une actualisation de la liste précédente qui avait été publiée en début d’année par le gouvernement de François Hollande. En conséquence, l’arrêté pris le 27 janvier a été abrogé. Le document de référence est désormais celui du 27 octobre, jusqu’à ce qu’une nouvel arrêté  soit émis par l’exécutif.

La liste détaillée des zones interdites est disponible au Journal officiel.

247 lieux concernés

Et celle-ci est beaucoup plus étoffée. Alors que 157 lieux du territoire étaient visés par le précédent arrêté, la nouvelle énumération en compte 247. Une bonne partie d’entre eux dépend du ministère des armées, mais on trouve aussi des endroits administrés par les ministères de la justice, de l’outre-mer, de l’éducation nationale, de l’intérieur, de l’économie ou encore de l’environnement.

À sa lecture, force est de constater que la liste proposée par le gouvernement n’est pas très commode à utiliser pour un particulier. En revanche, les constructeurs vendant des drones pour le grand public pourraient la trouver très utile pour intégrer dans le code source des logiciels de bord les coordonnées GPS des zones interdites, de manière à empêcher les drones de s’y rendre, par exemple.

À lire sur Numerama : Une carte pour savoir où piloter son drone en toute légalité

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