Le quinquennat d’Emmanuel Macron sera-t-il celui de la refonte de la contribution à l’audiovisuel public ? En tout cas, c’est un dossier que la ministre de la culture et de la communication, Françoise Nyssen, entend suivre rue de Valois. Au micro de France Inter le 27 octobre, l’intéressée a même évoqué la nécessité «  rouvrir le dossier », au motif que les « usages ont changé ».

Il reste à savoir si l’intervention de Françoise Nyssen dans ce secteur aura le moindre résultat car depuis dix ans, tous les ministres de la culture (Christine Albanel, Frédéric Mitterrand, Aurélie FilippettiFleur Pellerin et Audrey Azoulay) n’ont fait que tourner autour de sa remise à plat sans jamais la mettre en œuvre, malgré les appels du pied évidents des responsables des chaînes du service public.

Françoise Nyssen.

CC ActuaLitté

En règle générale, la contribution à l’audiovisuel public s’élève à 138 euros par an pour un foyer en métropole et 88 euros en outre-mer (son montant baisse à partir de trois TV). La question est de savoir si, pour financer le service public, il faut augmenter le montant de ce prélèvement, qui ne concerne que les téléviseurs, ou s’il faut l’étendre aux autres écrans qui permettent de regarder la TV (smartphone, PC…).

La troisième possibilité, à savoir la réintroduction des coupures publicitaires après 20 heures sur les chaînes de TV, a été écartée par Françoise Nyssen. «  Il faut préserver les missions essentielles du service public. Ce qui importe c’est l’information  », a-t-elle fait valoir. Naturellement, s’il y a un élargissement de l’assiette aux autres écrans, chaque foyer ne paiera qu’une seule fois en tout.