La candidate perdante aux élections américaines pourrait de nouveau être au centre d'une cyber attaque. Cette fois-ci, il ne s'agit pas des démocrates mais d'une startup qu'elle soutient.

Les amis et soutiens de Hillary Clinton en ont marre des réseaux sociaux. Il faut dire qu’ils y ont été chassés comme des lapins de garenne par des bots russophiles et des comptes violents de l’alt-right (extrême droite) durant toute la campagne américaine de 2016. Cibles de fake news et de harcèlement, les démocrates proches de la candidate cherchent désormais leur nouvel el dorado sur le web.

Le réseau des 65 millions

Dimanche soir, Hillary Clinton a participé à cette quête de la terre promise en faisant la promotion sur son compte Twitter d’une plateforme sociale et multimédia inconnue : Verrit.com. Selon son tweet, la démocrate se serait engagée auprès de la startup éditrice du site.

Dans Recode, nous apprenons que selon Peter Daou, créateur de la plateforme, Verrit serait un nouveau réseau dédié aux 65,8 millions d’Américains ayant voté pour la candidate lors de la course à la Maison-Blanche de 2016. Sur la plateforme, les sympathisants trouveront des argumentaires, des statistiques sur l’Amérique, des faits vérifiés, et d’autres informations « que vous pouvez partager sur les réseaux sociaux lorsque vous avez un débat sur des problèmes clefs dont vos proches parlent  ».

Daou préfère éluder lorsque les médias l’interrogent quant à l’implication de la démocrate, ou de son organisation Onward Together, dans la création du site. Mais il apparaît manifestement que le site a reçu toute l’attention de Hillary Clinton puisque le tweet suit de peu la mise en ligne de la plateforme.

Une attaque sophistiquée

Mais voilà, aussi tôt que le tweet était publié, Verrit.com devenait la cible de hackeurs ayant visiblement une rancune solide à l’encontre de la perdante. Dans la soirée, la page subissait selon Daou une cyberattaque « plutôt importante et sophistiquée  ». Prudent, le créateur préfère ne pas nommer de responsables.

Le site est à toujours hors ligne à l’heure où ces lignes sont écrites. Il ne s’agit donc probablement pas d’une simple surcharge naturelle des serveurs qui suivrait la publicité offerte par Hillary Clinton, considérant que le web américain dort à l’heure où ces lignes sont écrites.

Décidément, il semble bien difficile de se faire une place en sécurité sur le web lorsque vous soutenez Hillary Clinton.

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