Jay Y. Lee, héritier de l'empire technologique de son père souffrant, se voit finalement condamné à 5 années de prison par la justice coréenne. Sa relation avec l'ancienne présidente Park Geun-hye, au travers de sa gourou sulfureuse, a été dénoncée. Il est rendu coupable de corruption et abus de pouvoir.

Lors du dernier épisode juridique de l’affaire Jay Y. Lee, la sentence n’avait pas encore été confirmée par les magistrats. C’est désormais chose faite : le jury a obtempéré puisque la peine requise par le procureur de 12 ans d’emprisonnement a été ramenée à 5.

L’ex-patron de Samsung est un des gros poissons punis par l’enquête qui a suivi la tentaculaire affaire de corruption de l’État sud-coréen. Bien qu’il a de nouveau nié être lié à la gourou de l’ancienne présidente, avec qui il aurait échangé des pots-de-vin, Jay Y. Lee a été reconnu coupable de corruption, évasion fiscale et abus de pouvoir et devra purger sa peine de cinq ans dans les prisons coréennes.

CC Oskar Alexanderson

Selon l’enquête, M. Lee aurait profité de l’état de santé de son père pour reprendre les rênes de l’empire technologique coréen. Ses dons à la gourou de Mme Park auraient servi à asseoir son influence au sommet de l’État pour éloigner son père et les prétendants au poste d’empereur Samsung. L’avocat de M. Lee a déjà prévenu qu’il ferait appel de la décision prise par la justice.

Depuis le verdict, l’action du groupe sud-coréen a plongé de 11 %.

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