Donald Trump est-il sur le point de perdre l'un de ses rares soutiens dans le monde de la tech ? Peter Thiel, cofondateur de PayPal et conseiller du président, ne cache pas en privé ses inquiétudes autour d'une administration qu'il juge « incompétente ».

Les rapports entre Donald Trump et le monde de la tech américaine semblent voués à un désaccord permanent, notamment à cause de sa politique en matière d’immigration, qui déplaît à la Silicon Valley, au même titre que l’interdiction des personnes transgenres dans l’armée.

Et le désamour se manifeste aussi parmi ses rares partisans. Peter Thiel, le cofondateur de Paypal et actuel membre du conseil d’administration de Facebook, ne cache pas son scepticisme en coulisses alors qu’il soutient Donald Trump depuis sa campagne présidentielle.

Si l’entrepreneur continue d’encourager publiquement le président, il ne se prive pas de le critiquer auprès de ses proches, selon des sources anonymes citées par BuzzFeed. Ainsi, en janvier 2017, le mois de l’investiture de Donald Trump, Peter Thiel aurait déclaré que le mandat du président avait « 50 % de chance de se solder par une catastrophe ». Il doute aussi déjà de ses chances de réélection en 2020.

CC Michael Vadon

Soutien public, critiques en privé

Peter Thiel ne nie pas les citations que lui attribue BuzzFeed, y compris celle où il juge l’administration Trump « incompétente ».

Il poursuit en revanche son discours de soutien public au président Trump auprès du média en ligne : « Quand [Donald] Trump a gagné les élections, j’ai dit qu’il affronterait une tâche extrêmement difficile. Il est clair aujourd’hui qu’il existe une résistance au changement à Washington. […] Nous avons toujours besoin de ce changement et je soutiens le président Trump dans son combat. »

Peter Thiel compte parmi les proches du président, qui apprécie sa loyauté et compte sur lui pour le conseiller sur toutes les questions technologiques. Reste à savoir si le soutien de l’entrepreneur pourra durer. Elon Musk, qui avait choisi de faire preuve de pragmatisme avec Donald Trump, a finalement préféré jeter l’éponge après le retrait américain de l’accord de Paris en juin 2017.

Partager sur les réseaux sociaux