À la veille du G20, Angela Merkel souhaite réaffirmer la position des grandes puissances sur les enjeux environnementaux et l'Accord de Paris, sans provoquer le président américain.

Le G20, qui aura lieu le 7 et 8 juillet à Hambourg, risque d’être difficile, selon les dires de la chancelière allemande Angela Merkel qui redoute les positions américaines, notamment sur le changement climatique. Le mois dernier, Donald Trump a décidé que les États-Unis allaient se retirer des accords de Paris, qui ont pour objectif de maintenir le réchauffement global à moins de 2°C.

Face au président américain, Angela Merkel joue l’apaisement. Selon Bloomberg, la dirigeante allemande ferait circuler en amont du sommet une ébauche du communiqué officiel  du G20 aux leaders mondiaux qui ne mentionnerait pas la notion de changement climatique. Une section du document ferait référence à la sortie des États-Unis de l’Accord de Paris, tout en promettant une collaboration accrue sur d’autres sujets moins controversés, tels que l’innovation et le développement durable.

CC Michael Vadon

L’Allemagne, présidente du G20 cette année, chercherait à ne pas provoquer Donald Trump sur le sujet du climat, d’autant plus que certains experts craignent que le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris n’entraîne un effet papillon. L’Arabie Saoudite et la Turquie seraient même prêtes à suivre l’exemple américain.

L’enjeu de ce G20 pour les grandes puissances sera de réitérer leur soutien et leur engagement à la lutte contre le réchauffement climatique sans provoquer la rupture avec les États-Unis.

Partager sur les réseaux sociaux