Les efforts de Google en matière de diversité ont beau se multiplier, la route est encore longue pour le géant du web. Analysant que la firme emploie trop peu de femmes et de personnes de couleur selon ses rapports de 2016, Mountain View souhaite booster ses campagnes avec Danielle Brown, ex-spécialiste de la diversité chez Intel.

Google investit beaucoup d’argent pour améliorer son déficit de diversité dans ses rangs. Entre le financement et l’ouverture d’institutions éducatives, la création de fondations et les efforts des ressources humaines, le bilan de Google n’est pourtant pas mauvais, mais lorsqu’il s’agit des résultats, le géant est à traîne.

Un mauvais bilan pour 2016

Cette semaine, la société dévoilait ses rapports internes pour 2016 et ils ne sont pas très bons. On apprend ainsi que si Google emploie 31 % de femmes, seulement 20 % des ingénieurs et employés ‘tech’ sont de genre féminin, laissant un écrasant score de 80 % d’hommes pour les postes liés aux technologies.

À ce déficit de parité, il faut également ajouter les mauvais chiffres de la marque en matière de diversité : avec seulement 1 % de Googlers afro-américains évoluant autour des technologies et 5 % d’employés afro dans toute l’entreprise, Mountain View est encore largement une entreprise masculine et blanche.

Afin de montrer sa volonté de rupture, Google profite donc de la publication du rapport pour annoncer l’arrivée d’une vice-présidente responsable de la diversité. Cette dernière sera Danielle Brown, qui exerçait jusque-là pour Intel la même charge. Elle rejoindra les équipes de Nilka Thomas, directrice de la diversité et de l’inclusion, ou encore de Justin Steele de Google.org.

Pour son entrée en fonction, l’ancienne d’Intel peut se féliciter de deux chiffres qui montrent tout de même de très légers progrès chez Google : de 2015 à 2016, les pourcentages de femmes et d’Hispaniques ont augmenté chacun de 1 %.

Pour tenter d’illustrer les enjeux techniques, mais également commerciaux de la diversité pour une entreprise comme Google, Eileen Naughton, VP de la firme, écrit dans son billet de blog que sans diversité, le design du Google Pixel aurait été autre.

M. Villarreal, créateur du Really Blue des Pixel

En effet, elle reprend l’exemple de Alberto Villarreal, à la tête du processus créatif du smartphone sorti l’an dernier, qui a créé le Really Blue Pixel. Un smartphone dont la couleur électrique et radicale aurait été inspirée par la culture mexicaine et les souvenirs de jeunesse du designer natif de Mexico. Le smartphone vendu en édition limitée s’est écoulé en quelques minutes.

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