Enfermée depuis 2013 par l'armée américaine, Chelsea Manning sera finalement libérée mercredi prochain après que sa peine a été commuée par Barack Obama en fin de mandat. Un soulagement pour la lanceuse d'alerte et ses proches.

Chelsea Manning fut une des premières victimes de la sanction américaine contre les lanceurs d’alerte. L’ancienne soldate américaine, qui avait été déployée sur le sol irakien durant la guerre, avait écopé d’une peine de 35 années de prison pour avoir dévoilé des milliers de documents confidentiels au travers de WikiLeaks.

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Depuis son incarcération, la santé mentale de Mme Manning a été plusieurs fois gravement atteinte par les conditions d’enfermement de l’armée américaine. La prison militaire l’accueillant sous-estimait régulièrement les troubles de la prisonnière qui a tenté de se suicider.  Sa santé comme la peine qui lui a été imposée par les militaires ont été les éléments déclencheurs du réveil, tardif, de M. Obama sur la situation vécue par Mme. Manning. Pour rappel, l’ancien président américain a pris cette décision alors qu’il devait répondre à une pétition officielle signée par plus de 100 000 citoyens américains.

Le président américain n’a choisi l’option de la libération qu’en toute fin de mandat. Sa liberté, annoncée par ses proches et Chelsea sur Twitter, était attendue pour ce mois. La Maison Blanche a depuis confirmé la date : Mme. Manning sera relâchée mercredi 17 mai.

Manning sera relâchée mercredi 17 mai

Le soulagement qui accompagne cette nouvelle est international. Nombreux sont les observateurs et proches de la lanceuse d’alerte qui redoutaient les conséquences sur la santé de Manning qu’aurait provoqué une année inique de plus derrière les barreaux.

La figure de Manning est aujourd’hui devenue symbole de courage et de force, sa libération doit être saluée.

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