Invité sur Europe 1 pour revenir sur la défaite de Marine Le Pen, Florian Philippot a souhaité préciser qu'il n'avait pas cherché à désinformer les Français durant la campagne présidentielle, estimant ne pas avoir diffusé de fausses informations.

Au micro d’Europe 1, Florian Philippot insiste : « Je n’ai pas relayé de fake news…  » Agacé, le numéro deux de Marine Le Pen est revenu sur les propos qu’il a tenu avant le second tour de l’élection présidentielle. Le frontiste avait notamment diffusé des fausses captures d’écran et s’était laissé aller à un commentaire malheureux au sujet des Macron Leaks.

tout le monde pensait qu’il était vrai

À propos de la capture d’écran falsifiée, que de nombreux internautes ont dénoncé, M. Philippot a précisé : « le problème n’est pas d’avoir relayé un texto dont chacun pensait qu’il était vrai, tout le monde pensait qu’il était vrai au départ  » avant d’ajouter que son propos visait à dénoncer la manifestation tenue à Reims.

En reconnaissant que la capture d’écran est falsifiée, le numéro deux du FN confirme que la vérité compte moins que l’idée qu’il s’en fait. Ajoutons qu’en estimant réaliste le SMS publié le 5 mai sur son compte, M. Philippot explique, malgré lui, un des vecteurs les plus élémentaires de la diffusion des fake news : la quête d’une confirmation, quitte à ce qu’elle soit fausse, d’une opinion pré-établie.

Ici, le FN aurait souhaité qu’il y ait un complot, ou au moins matière à scandale, derrière une manifestation de rejet du parti nationaliste. Ne détenant pas d’éléments pour le prouver, la fiction apparaît comme un refuge.

Par ailleurs, toujours au même micro, le frontiste a reconnu ne « pas savoir  » si les Macron Leaks « appprendront des choses que le journalisme d’investigation a délibérément tues  ». Précisant qu’on ne pouvait pas encore « balayer tout d’un coup  » les non-révélations de la fuite organisée par l’extrême-droite américaine.

Les dirigeants frontistes paieront-ils politiquement leurs errances face à la vérité et au code moral d’une campagne électorale ? Peut-être est-ce déjà fait dans les urnes selon certains — d’autres envisagent une sanction juridique, comme chez En Marche où l’idée d’une plainte est soutenue.

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