Selon France Info, des dizaines de milliers d'abonnés SFR sont démarchés par le candidat Emmanuel Macron, via un message pré-enregistré qui peut être, le cas échéant, laissé sur le répondeur. Des abonnés Orange auraient aussi reçu le tract vocal. Les médias ont posé la question de la responsabilité des opérateurs... qui n'y sont pour rien.

«  Bonjour, c’est Emmanuel Macron. J’ai essayé de vous laisser un message, mais apparemment, vous êtes absent. Le dimanche 23 avril, c’est le premier tour de l’élection présidentielle et j’aimerais vous en parler personnellement. Merci de prendre une minute de votre temps pour me rappeler.  »

Voilà le message vocal qu’ont reçu des dizaines de milliers de Français sur leur téléphone. En effet, En Marche ! lance durant la dernière semaine de la campagne présidentielle diverses opérations géantes pour mobiliser les électeurs. Selon un porte-parole de la campagne ce sont 6 millions de Français qui seront ciblés par cet appel du candidat. Les donnés de ces derniers ont été récupéré grâce à l’INSEE et un simple annuaire publique. Ni SFR, ni Orange n’ont été mêlés à l’entreprise.

En Marche ! souligne par ailleurs que le message pré-enregistré n’est pas obligatoire : lors de l’appel, chacun peut refuser d’écouter l’enregistrement. De plus, le candidat Macron n’appelle pas à voter pour lui dans son petit tract téléphonique mais demande aux citoyens de voter, tout simplement.

Bonjour, c’est Emmanuel Macron

Ce jeudi, différents médias se sont fait les relais d’une information incomplète concernant cette campagne d’appels. En effet France Info accusait notamment le candidat de se reposer sur les services de SFR pour pratiquer son démarchage téléphonique.

Selon SFR, il n’existe aucun lien entre ce démarchage et ses activités publicitaires contrairement à ce que France Info laissait entendre. De son côté, 20 Minutes explique que l’opération ne se limite pas à l’opérateur français mais s’étend à tous les numéros, sans préciser qu’en réalité, le démarchage s’appuie sur un simple annuaire. En Marche ! a également confirmé qu’aucune aide des opérateurs n’avait été nécessaire.

Durant la dernière ligne de la campagne, l’équipe d’En Marche ! semble plus que jamais inquiète d’atteindre tous les électeurs avec plus de 8 meetings organisés cette semaine et des millions de tracts qui sortent des imprimantes chaque jour.

Il faut souligner que le candidat Macron reste aujourd’hui dans une position fragile malgré son avance dans les sondages. Son électorat reste volatile et l’abstention qui s’annonce pour le premier tour pourrait permettre à ses rivaux, notamment François Fillon, de se qualifier malgré leur retard dans les sondages.

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