Benoît Hamon persiste et signe. Lors de la présentation de son programme politique en matière de transparence, le candidat du Parti socialiste a déclaré qu’il « accordera, s’il le souhaite, à Edward Snowden l’asile de la France » pour les grands services qu’il a rendus au pays en révélant au monde en 2013 l’existence des programmes de surveillance mis en place par les États-Unis pour surveiller les télécommunications.

« Il me semble qu’il a joué un rôle fondamental dans les années passées pour montrer les pratiques qui existaient d’État à État », a déclaré le vainqueur des primaires socialistes, dans une séquence reprise par BFM TV. « Des pratiques scandaleuses », a-t-il insisté, en regrettant au passage que « la France ne lui a pas ouvert ses portes » alors que l’intéressé « a demandé à plusieurs reprises l’asile à la France ».

CC Adriel Hampton

La position prise ce lundi 10 avril par Benoît Hamon n’est pas une surprise. Déjà en début d’année, le candidat du PS déclarait que « la France aurait dû offrir l’asile à Edward Snowden », ce qui n’avait pas échappé à l’Américain, aujourd’hui réfugié en Russie, faute d’avoir trouvé un pays occidental qui puisse assumer l’ex-analyste de la NSA tout en faisant face à d’éventuelles réprimandes voire rétorsions américaines.

À gauche, Jean-Luc Mélenchon est lui aussi pour un accueil de l’Américain en France. Il propose même de lui accorder la nationalité française. Un traitement dont Julian Assange, le fondateur et porte-parole de WikiLeaks, devrait aussi bénéficier : ils « ont rendu un immense service à la démocratie et à la liberté dans le monde en révélant de quelle manière les États-Unis espionnaient absolument tout le monde ».