La police de Devon et de Cornwall s'apprête à recruter un expert en drones pour lancer une nouvelle unité de lutte contre les infractions... volante.

C’est à travers son compte Twitter que la police du territoire de Devon et Cornwall prévient les habitants de Plymouth qu’un drone a été déployé et surveille désormais la Tavistock Road. Les policiers insistent « ne soyez pas alarmés  !  ».

Pour les forces de l’ordre, les machines volantes permettront d’accélérer certaines tâches. Dans le Telegraph, on peut ainsi lire que la recherche de personne disparue ou la surveillance des accidents routiers pourraient se voir accompagnées et facilitées par une flotte de drone prête à l’emploi.

ne soyez pas alarmés ! 

Bien moins coûteuse que des hélicoptères, la solution bien maîtrisée pourrait être très économe à l’avenir pour les forces de police. Si bien que certains s’inquiètent déjà de voir les drones remplacer les forces sur le terrain. Pour Steve Barry, directeur de la commission policière sur les drones, il est évident que les objets volants vont changer les pratiques et qu’un jour, il sera raisonnable de repenser la place des effectifs au sol.

Toutefois, du côté de Devon et Cornwall, le superintendant Jim Nye, responsable des forces de l’ordre, insiste lui sur une autre démarche et assure n’avoir prévu aucune suppression de poste.

Pour le moment, les drones sont principalement utilisés dans les stades anglais. Face aux hooligans et aux débordements dont sont coutumiers les célébrations sportives de l’autre côté de la manche, les drones assurent un rôle de surveillance à grande échelle. Toutefois selon l’inspecteur Andy Hamilton, de la police de Cornwall, les drones auront un vrai avenir dans des conditions difficiles pour l’humain : ainsi il imagine un drone capturer des informations, des preuves, dans un incendie ou sur des territoires hostiles. Pour l’inspecteur, les appareils ne seront pas là pour remplacer, mais compléter.

Mais entre les angoisses qui accompagneraient la suppression de fonctionnaires de police et les inquiétudes quant à la surveillance généralisée promise par les drones, il faudra peut être à la police anglaise plus des six mois de test prévus pour faire consensus avec son escouade volante. Du côté de l’hexagone par exemple, les essais durent depuis des années, avec une frilosité manifeste des préfets à lancer les machines en pleine ville.

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