L'héritier sud-coréen de l'empire Samsung vient d'être mis en examen pour corruption. Il devra donc répondre devant un tribunal des soupçons pesant sur la firme dans cette affaire très médiatisée qui implique la présidente du pays.

Placé en détention provisoire le 16 février dernier, le dirigeant de Samsung vient d’être mis en examen en Corée du Sud. Lee Jae-yong devra répondre des charges de corruption, de détournement de fonds et de parjure portées contre lui dans l’affaire qui ne cesse d’agiter le pays depuis quelques mois, dans laquelle est notamment impliquée la présidente du pays, Park Guen-hye, destituée au mois de décembre.

Selon les informations recueillies par Bloomberg, le procureur spécial de la Corée du Sud s’apprête également à enquêter sur quatre autres cadres de l’entreprise impliqués dans ce scandale de corruption. Pour rappel, l’héritier de Samsung Lee Jae-yong est suspecté d’avoir contribué à des dons d’argent en faveur d’une association créée par une secte, L’Église de la vie Éternelle.

La présidente Park Guen-hye. Flickr Young-Jin Yoo / World Bank

La fille du créateur de cette secte, Choi Soon-sil, une femme d’affaires aux prétendus pouvoirs chamaniques, se trouve être une femme d’affaires amie de la présidente de la Corée du Sud. Elle aurait profité de sa position pour manipuler Park Guen-hye. Quant à Samsung, la firme aurait obtenu en échange des sommes versées (soit 35,2 millions d’euros) le soutien du gouvernement pour faciliter la fusion de deux de ses filiales.

Lee Jae-yong sera renvoyé devant un tribunal

Au mois de janvier 2017, Lee Jae-yong avait fait l’objet d’une première demande d’arrestation par le procureur de Séoul, avant que cette demande ne soit finalement annulée. Les enquêteurs avaient ensuite confronté le dirigeant de Samsung à de nouvelles découvertes.

Comme le précisent nos confrères du Monde, cette inculpation aura pour conséquence certaine le renvoi de l’hériter de Samsung devant un tribunal. C’est la première fois qu’un dirigeant de l’entreprise est placé en détention en raison de charges criminelles à son encontre. Une nouvelle difficulté pour la firme, après l’épisode des batteries explosives du Samsung Galaxy Note 7.

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