Le label de « vérification des faits », que Google a présenté l'automne dernier, est maintenant déployé dans plusieurs pays d'Amérique Latine pour aider les internautes à repérer les articles qui contrôlent la véracité des rumeurs et de la parole publique.

Google poursuit ses efforts contre la propagation de fausses informations sur le web. L’entreprise américaine vient en effet d’annoncer mercredi 15 février l’arrivée du label « vérification des faits » (facts checking) dans plusieurs pays d’Amérique Latine afin d’aider les lecteurs à identifier plus facilement les articles de presse qui effectuent un contrôle de la parole publique et de déconstruction des rumeurs.

Le label est déployé en Argentine — dont les électeurs seront appelés aux urnes en octobre pour les élections parlementaires –, au Brésil et au Mexique, trois États parmi les plus peuplés du continent. D’autres pays suivront prochainement, promet Google, sans toutefois préciser si l’accent sera toujours mis sur Amérique Latine ou si le label « vérification des faits » sera proposé dans d’autres régions du monde.

Pour le moment, celui-ci est présent sur la version anglophone de Google Actualités ainsi que sur ses déclinaisons allemande et française. Dans ces deux pays, deux scrutins majeurs sont attendus : en France, il y aura l’élection présidentielle, tandis qu’en Allemagne auront lieu les élections fédérales. Plus que jamais, la vérification des faits est primordiale pour bien éclairer les électeurs.

La création du label « vérification des faits » ne constitue pas le seul effort consenti par la firme de Mountain View pour combattre les fausses informations. Diverses initiatives ont été lancées dans plusieurs pays, principalement européens, pour améliorer les internautes à distinguer le vrai du faux. Citons l’Italie, la Norvège, le Royaume-Uni et la France.

Dans le cas de l’Hexagone, le quotidien Le Monde a développé des extensions pour navigateur en partenariat avec Google pour répertorier les sites d’informations du web français et aider les internautes à mieux identifier la qualité de l’information qui leur est proposée. Il s’agit de l’initiative Décodex qui, si elle fait l’objet de critiques justifiées, a au moins le mérite d’exister et de tenter quelque chose.

Sundar Pichai
Sundar Pichai, le patron de Google.
CC Sam Churchill

De par la place qu’il occupe comme moteur de recherche dans le monde (sa part de marché est supérieure à 90 % dans les principaux pays européens, par exemple) et parce qu’il opère le plus important portail d’information sur la toile, Google se trouve en première ligne sur la question de la propagation des fausses informations. Un enjeu qui est désormais une priorité chez Google.

« Chez Google, nous avons toujours voulu apporter les résultats les plus pertinents et les plus précis à nos utilisateurs  ». « Nous traversons maintenant un moment d’apprentissage et nous allons travailler à résoudre ce problème. […]. Nous menons donc de nombreuses initiatives et nous espérons qu’elles aboutiront à de meilleurs résultats   », a expliqué Sundar Pichai, le PDG.

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