Le dirigeant sud-coréen de Samsung est à nouveau convoqué par la justice dans le cadre de l'affaire de corruption impliquant la présidente du pays. Les enquêteurs indiquent avoir trouvé de nouveaux éléments auxquels ils souhaitent confronter Lee Jae-yong.

C’est un nouveau rebondissement dans le scandale de corruption impliquant le dirigeant de Samsung en Corée du Sud. Pour rappel, l’affaire touche jusqu’aux plus hautes strates de l’État sud-coréen : la présidente Park Geun-hye aurait été manipulée par l’une de ses amies, Choi Soon-sil, une chamane qui se trouve également être la fille du créateur d’une secte, L’Eglise de la vie Éternelle.

Une manipulation qui aurait permis à une association créée par cette secte de récupérer des millions de dollars, en provenance d’entreprises privées. C’est ici que serait concerné Samsung, et son dirigeant Lee Jae-young : la multinationale aurait contribué à ces dons d’argent en direction de la secte. En échange, le gouvernement de la Corée du Sud aurait soutenu la fusion de deux filiales de Samsung.

Les enquêteurs ont fait de nouvelles découvertes

Au début du mois de janvier 2017, l’arrestation de Lee Jae-yong avait été demandée par un procureur de Seoul, avant d’être finalement annulée. Si Samsung avait pu se réjouir de ce revirement, les investigations sur ce scandale de corruption étatique n’avaient pas pour autant été interrompues. Et il semblerait aujourd’hui que le dirigeant de Samsung doive être confronté de façon imminente à de nouveaux éléments trouvés par les enquêteurs.

Park Geun-hye lors d’un discours. Flickr Young-Jin Yoo / World Bank

En effet, le procureur chargé de l’affaire vient d’annoncer ce 12 février que Lee Jae-yong sera à nouveau convoqué par la justice. L’interrogatoire devrait permettre de décider si un nouveau mandat d’arrêt sera sollicité contre le dirigeant de Samsung, après un interrogatoire qui doit avoir lieu dans la journée du lundi. « Nous convoquons Jay Y. Lee pour le confronter à de nouvelles découvertes », a indiqué le porte-parole du procureur lors d’un conférence de presse. Deux autres dirigeants de Samsung seront également interrogés.

La justice soupçonne ainsi Samsung d’avoir promis pas moins de 43 milliards de wons (équivalents à 35 millions d’euros) aux fondations créées par Choi Soon-sil. Ce financement aurait pu servir de soutien à la carrière équestre de la fille de Choi Soon-sil, interpellée au Danemark sur demande des autorités sud-coréennes.

La présidente Park Geun-hye est pour l’instant toujours suspendue de ses fonctions, dont le Premier ministre assure la relève. La Cour constitutionnelle procède actuellement à des audiences afin de décider si elle prolongera la destitution de la présidente.

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