Quelles sont les propositions principales de Marine Le Pen, candidate du Front national à la présidentielle 2017, en matière de numérique ? Retrouvez-les ici, actualisées tout au long de la campagne, en attendant le premier tour de l'élection présidentielle, le 23 avril.

Marine Le Pen a dévoilé, samedi 4 février, ses « 144 engagements présidentiels ». On en dénombre 8 en rapport avec le numérique et la tech.

Retrouvez ici, classées par thématique, les propositions formulées par la candidate du Front national en matière de numérique et de technologie. Celles-ci seront mises à jour au fur et à mesure de la campagne jusqu’au premier tour de la présidentielle, le 23 avril 2017.

Libertés numériques

Pour « garantir » la liberté d’expression et les «  libertés numériques », Marine Le Pen prévoit leur inscription parmi les libertés fondamentales protégées par la Constitution. Elle souhaite aussi « renforcer la lutte contre le cyber-djihadisme et la pédo-criminalité » sans préciser par quels moyens concrets.

Protection des données personnelles

Dans le même ordre d’idée, la candidate du Front national veut créer « une charte à valeur constitutionnelle qui inclura la protection des données personnelles des Français », en obligeant notamment le stockage de ces informations sur des serveurs installés en France.

Ubérisation et robotisation

Pour gérer spécifiquement les nouvelles formes de travail ou de dépenses au cœur des débats politiques actuels (robotisation, ubérisation et toutes les économies du partage), Marine Le Pen prévoit un secrétariat d’État « dédié aux mutations économiques », dépendant du ministère des Finances.

Son objectif est large : « anticiper les évolutions des formes de travail liées aux nouvelles technologies » et « établir une nouvelle régulation pour préserver une concurrence loyale. »

marine le pen front national
CC European Parliament

Startups et innovation française

Les startups figurent à plusieurs reprises parmi les 144 engagements de la candidate du Front national. Marine Le Pen veut notamment « recentrer le Crédit Impôt Recherche vers les PME et les startups, diriger une part de l’assurance-vie (2 %) vers le capital-risque et les startups et inciter les grands groupes à créer leur propre fonds dans les entreprises innovantes. » Elle compte aussi soutenir les startups françaises afin de « moderniser le système de santé » sans préciser plus en avant comment lier les deux.

Pour éviter que les entreprises innovantes ne quittent la France, elle prévoit d’empêcher toute cession d’une société française dotée d’une subvention publique à une société étrangère pendant dix ans. Afin d’encourager la recherche et l’innovation, elle propose enfin plusieurs mesures économiques : renforcer la « déductibilité fiscale des dons » et augmenter de de 30 % le budget public de la recherche.

Hadopi

Comme Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen appelle à la suppression de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi). Elle prévoit en remplacement d’ouvrir « le chantier de la licence globale  », qui permettrait les échanges d’œuvres sur Internet en contrepartie d’une taxe payée par les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) ou d’autres acteurs de la chaîne.

Simplification par le numérique

Marine Le Pen espère développer le « mécénat populaire » par le biais d’une « plateforme numérique dédiée » qui verrait le jour spécialement à cet effet.

Elle envisage aussi la création d’une carte vitale biométrique fusionnée avec la carte d’identité pour lutter contre la fraude, et un investissement dans les « nouveaux outils numériques » pour la Sécurité sociale afin réaliser des économies sur le long terme.

Lutte contre l’évasion fiscale

Si elle ne vise nommément aucune entreprise lorsqu’elle promet « de lutter efficacement contre l’évasion fiscale […] en s’attaquant aux paradis fiscaux et en créant une taxe sur l’activité réalisée en France par les grands groupes et les profits qui auraient été détournés », ou quand elle propose de « priver d’accès aux marchés publics les multinationales qui pratiquent l’évitement fiscal et refusent de régulariser leur situation », Apple, Alphabet (Google) ou Microsoft — qui équipe les écoles d’Office grâce à l’accord conclu avec l’Éducation nationale — font techniquement partie des sociétés concernées.

Fracture numérique

Sans surprise, Marine le Pen prévoit de « soutenir l’effort d’investissement en structures », particulièrement dans le monde rural, un projet dans lequel elle inclut le «  très haut débit » et la «  couverture téléphonique ».

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