Barack Obama ordonne un rapport complet sur les attaques informatiques qui ont eu lieu pendant l'élection présidentielle. Pendant toute la campagne, la Russie a été suspectée d'interférer avec le processus électoral américain.

Avant de quitter le bureau ovale le 20 janvier 2017, Barack Obama voudra savoir si la Russie a interféré avec la campagne présidentielle américaine et, si c’est le cas, dans quelle mesure cette immixtion a pesé sur le scrutin final. C’est pour cette raison que le président vient de réclamer un rapport complet sur les attaques informatiques qui ont lieu pendant la campagne, fait savoir le New York Times.

Selon le journal, les agences de renseignement américaines ont conclu avec un haut degré de confiance que la Russie a agi de façon dissimulée lors des dernières étapes de la campagne présidentielle pour nuire aux chances de la candidate démocrate, Hillary Clinton. Le candidat républicain, Donald Trump, est vu depuis Moscou comme étant moins enclin à contester les intérêts russes.

Obama Bureau Ovale
CC Pete Souza

Déjà au mois d’octobre, deux services de renseignement estimaient qu’il ne faisait aucun doute que les opérations de piratage qui avaient touché le camp démocrate ont été pilotées depuis Moscou. « Nous croyons, au regard de l’étendue et de la sensibilité de ces tentatives, que seuls les plus hauts gradés des officiels russes ont pu autoriser ces activités », déclaraient-ils.

« Ces vols et ces divulgations ont pour but d’interférer avec le processus électoral aux USA », était-il ajouté. L’accusation était alors signée par le département de la sécurité intérieure et le bureau du directeur du renseignement national, en faisant référence au piratage de près de 20 000 courriels du Conseil national démocrate, publiés par WikilLaks, accusé lui-même de partialité pro-Trump.

Il ne s’agit pas d’une tentative visant à remettre en cause le résultat de l’élection

Mais si Barack Obama tient à obtenir un rapport sur la situation, il ne s’agit pas d’une façon de contester le résultat du vote du 8 novembre. « Il faut être clair : il ne s’agit pas d’une tentative visant à remettre en cause le résultat de l’élection », a précisé Eric Schultz, porte-parole de l’exécutif américain, cité par l’AFP. Même si le système électoral américain est injuste par divers aspects, c’est Donald Trump qui a gagné.

Quant à savoir si le rapport sera diffusé au public, cela reste à voir. Les conclusion doivent être partagées avec les membres du congrès. Une version expurgée pourrait également être proposée pour la population, au motif que des informations très sensibles devraient vraisemblablement figurer à l’intérieur et qu’elles ne pourraient pas être publiées.

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