L'équipe de Donald Trump va rencontrer les leaders tech de la Silicon Valley à New York pour une séance de discussion. Peter Thiel, entrepreneur tech et membre du conseil d'administration de Facebook, y jouera le rôle d'intermédiaire.

L’équipe présidentielle de Donald Trump a invité la plupart des leaders tech de la Silicon Valley à une séance de discussion qui se déroulera à New York le 14 décembre prochain. L’événement est organisé par Reince Priebus, le chef de cabinet de Trump, Jared Kushner, son beau-fils, et Peter Thiel, le conseiller tech du futur président américain et membre du conseil d’administration de Facebook.

Chuck Robbins, le CEO du conglomérat Cisco, et Safra Catz, le co-CEO de l’entreprise Oracle, spécialisée dans les services cloud, ont accepté l’invitation, mais d’autres entreprises comme Facebook ou Google restent muettes sur leur présence potentielle. De son côté, Meg Whitman, la CEO du conglomérat informatique Hewlett-Packard et Républicaine revendiquée, qui a soutenu Trump pendant la campagne, ne participera pas à la réunion.

La plupart des entreprises tech de la Silicon Valley, qui avaient soutenu la candidate démocrate Hillary Clinton, se méfient de cette invitation après les attaques récurrentes de Donald Trump contre les grands groupes de la tech pendant la campagne présidentielle. Il avait notamment appelé à boycotter Apple, après l’affaire de San Bernardino.

Berlin, Germany, March 19, 2014. Hy! Summit - Image by Dan Taylor. www.heisenbergmedia.com
Peter Thiel, l’un des conseillers de Trump – Crédits : Dan Taylor 

Donald Trump s’en était aussi pris à la fiscalité d’Amazon : « Le Washington Post est la propriété de Jeff Bezos qui contrôle Amazon et utilise le média comme son jouet. Amazon s’en tire si facilement avec les impôts parce qu’il utilise l’influence du Washington Post afin que les politiciens ne taxent pas Amazon comme l’entreprise devrait l’être.  »

Néanmoins, Semil Shah, membre de la société de capital-risque Haystack Fund, explique : « La majorité de laSilicon Valley, après être passée par le déni, est en train d’accepter ce changement. Une partie de ces changements — sur l’immigration notamment — est sujet à une forme d’inquiétude et d’incertitude. Mais ils renforcent aussi l’envie d’entreprendre de certains grâce au potentiel boost économique au niveau national.  »

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