Améliorer ses services est essentiel pour le centre téléphonique contre les violences faites aux femmes. Toujours plus facile à contacter, la hotline espère ainsi sauver de plus nombreuses victimes.

À l’occasion de la journée internationale des violences faites aux femmes, le 25 novembre, le service téléphonique du 3919 a fait peau neuve. Avec une version modernisée de son site web ainsi qu’une application mobile, la plateforme téléphonique tente toujours de rendre son accès plus simple pour les victimes.

De nouveaux moyens

Son site est désormais plus interactif et met en avant les vidéos produites par la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF). Ainsi que des contenus précis permettant à chacun de comprendre la situation qui peut nous échapper dans un couple. On peut lire ainsi dans la rubrique « Suis-je victime de violences conjugales ?   » : « Il n’existe pas de profil type de femme victime de violence conjugale, toute femme peut un jour dans sa vie se retrouver sous l’emprise d’un conjoint, ami ou partenaire violent. Mais l’histoire personnelle, des périodes de fragilité, de vulnérabilité, peuvent devenir facteurs de risque.  »

chaque année, une femme sur dix entre 20 et 59 ans est victime de la violence de son partenaire

 L’ensemble de la documentation permet aux proches et aux victimes de véritablement s’armer contre la violence conjugale en appréhendant au mieux le problème tout en évitant de se laisser duper par des préjugés. Des idées reçues que la FNSF tentent de démystifier : « Des mythes, des idées reçues :  La violence conjugale ça concerne les milieux défavorisés et les alcooliques ou encore, une femme qui travaille, si elle reste, c’est qu’elle aime ça » etc.

En plus de son site, la Fédération a développé une application mobile pouvant servir d’intermédiaire à la ligne téléphonique. Cette dernière propose un bouton pour appeler le service bien sûr, mais également un test pour établir un diagnostic sur les violences subies et des coordonnées d’associations.

Un adversaire intact : la violence conjugale

Ce vendredi, la ministre Laurence Rossignol visitait le centre d’appel associatif, et durant sa visite, les caméras qui la suivaient ont remis sur le devant de la scène la question de la violence conjugale. Le résultat de cette couverture médiatique ne s’est pas fait attendre : le jour même, le 3919 recevait quatre fois plus d’appels qu’un jour ordinaire.

Dans ce contexte, c’est bien souvent l’ignorance des problèmes, comme des solutions, qui mène à l’inaction des individus. Pour continuer de sensibiliser le public, la FNSF diffusera sur les chaînes du groupe TF1 son nouveau spot de prévention, L’Appel. 

Pour rappel, ce numéro permet à chacun d’être informé et peut être consulté anonymement et gratuitement. Le centre d’appel est ensuite là pour orienter vers des associations assurant de relai local comme le CFCV, Voix de Femmes/Mariages Forcés ou encore le Planning Familial.

En 2015, la ligne a reçu un total de 65 803 appels et en a traité 48 863, des chiffres en légère baisse par rapport à l’année passée où le centre avait reçu 72 138 appels.

Corroborant ses propos sur les idées reçues, dans ses chiffres de l’année 2015, la FNSF indique que les appels venaient majoritairement de l’Ile-de-France, de Rhône-Alpes, de Provences-Alpes-Côte d’Azur et du Nord Pas de Calais. Plus de la moitié des victimes avaient entre 30 et 49 ans. Les études menées par la FNSF montre une violence sans frontière ni géographique, ni générationnelle.

Enfin, l’association prévient une ultime fois sur son nouveau site : « Selon les premiers résultats de l’enquête nationale sur les violences envers les femmes en France, chaque année, une femme sur dix entre 20 et 59 ans est victime de la violence de son partenaire.  »

Vous pouvez télécharger l’application sur Android.

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